Parcoursup, temps scolaire, bâti : les résultats de la consultation lycéenne dévoilés par le Premier Ministre à Thotis

Parcoursup, temps scolaire, bâti : les résultats de la consultation lycéenne dévoilés par le Premier Ministre à Thotis

Plus de 100 000 participations en dix-huit jours, près de 3 000 lycées concernés : le gouvernement de Sébastien Lecornu a présenté aux Régions, le 29 octobre 2026, la restitution de la consultation lycéenne « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole », organisée du 6 au 23 octobre. Temps scolaire, état des bâtiments, remplacement des professeurs, pression de Parcoursup : quels sont les résultats de cette consultation ? Quelles difficultés les lycéens mettent-ils en avant, et quelles suites le gouvernement entend-il leur donner ? Les premiers enseignements présentés en exclusivité à Thotis.

Par Aymeric Cadoret

 

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Foire aux questions (FAQ) - consultation lycéenne : les résultats et les suites annoncées

Qu'est-ce que la consultation « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole » ?

Il s’agit d’une consultation nationale ouverte par le gouvernement sur la plateforme Agora, en pleine mobilisation lycéenne. Elle s’adressait à tous les lycéens, quels que soient leur établissement, leur territoire ou leur engagement dans les instances de la vie lycéenne. Les contributions étaient anonymes. Son objectif affiché : donner la parole aux lycéens, mieux comprendre leur quotidien et construire avec eux des solutions concrètes.

Quand s'est déroulée la consultation lycéenne ?

La consultation a été ouverte du 6 au 23 octobre 2026, soit 18 jours. Sa restitution a été présentée aux Régions le 29 octobre 2026. Entre-temps, le 26 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà présenté une série de mesures sur Parcoursup, le lycée et l’enseignement supérieur.

Combien de lycéens ont participé à la consultation ?

Le gouvernement fait état de plus de 100 000 participations, issues de près de 3 000 lycées. Plus d’une contribution sur cinq a été rédigée en groupe. Sept régions ont chacune recueilli plus de 5 000 contributions. Les départements les plus mobilisés, dont La Réunion, comptent entre 1 193 et 2 818 participations.

Quelles sont les principales difficultés citées par les lycéens ?

Huit sujets dominent les contributions :

  • un temps scolaire déséquilibré (71,4 %)
  • un bâti scolaire parfois inadapté (56,3 %)
  • un remplacement des professeurs absents insuffisant (31,1 %)
  • des classes trop chargées (24,6 %)
  • des difficultés touchant à la santé mentale (19,7 %) et au climat scolaire (18,7 %)
  • la pression de Parcoursup (18,3 %)
  • une parole lycéenne pas assez entendue (15,8 %)

Une même contribution pouvant aborder plusieurs sujets, ces pourcentages ne s’additionnent pas.

Quelle place Parcoursup occupe-t-il dans la consultation lycéenne ?

La pression de Parcoursup est évoquée dans 18,3 % des contributions. C’est le septième sujet le plus cité, derrière des difficultés plus matérielles comme le temps scolaire, l’état des bâtiments ou le remplacement des professeurs. Le gouvernement a néanmoins annoncé le remplacement de la plateforme par un nouveau système d’admission pour la session 2028.

Comment les 100 000 contributions ont-elles été analysées ?

Selon le document de restitution, toutes les réponses ont été analysées. Elles ont été classées par thèmes et sous-thèmes à l’aide d’outils numériques et avec l’assistance de l’intelligence artificielle. Le paramétrage a été affiné par les équipes au fur et à mesure de l’analyse des premières contributions. Dans chaque académie, une équipe a été mobilisée pour le traitement et le suivi des contributions.

Que disent les lycéens sur l'état des bâtiments scolaires ?

Le bâti scolaire est abordé dans 56,3 % des contributions. Les lycéens décrivent une dégradation générale des bâtiments, un inconfort lié au froid ou à la chaleur, la vétusté des salles et du mobilier et un accès restreint aux toilettes. Le confort thermique (climatisation, chauffage, isolation) est la proposition la plus fréquente, citée dans 13,2 % des contributions analysées.

Quelles propositions les lycéens font-ils sur la cantine ?

La restauration scolaire apparaît dans 13 % des contributions. Les lycéens demandent des repas meilleurs, plus variés et plus copieux, une cantine moins chère et, dans certains cas, la création d’une cantine. Ils souhaitent aussi revoir le fonctionnement du service et l’organisation de la pause méridienne, réduite selon eux par le temps d’attente.

Quelles propositions sur les transports scolaires ?

Les transports scolaires sont évoqués dans 7,2 % des contributions. Les lycéens proposent d’améliorer le cadencement et le parcours des cars, d’augmenter l’offre de transports en commun, d’accorder la gratuité du transport aux élèves ou encore des places de parking aux élèves et étudiants. La demande de bus aux horaires des cours est la plus fréquente.

Que va devenir la synthèse de la consultation lycéenne ?

Chaque président de Région recevra la synthèse des contributions pour son territoire. Les académies poursuivent le traitement et le suivi des contributions. Les établissements identifiés recevront une synthèse qui sera présentée au conseil d’administration du lycée. Le gouvernement a également indiqué que le contenu des contributions serait publié début 2027, après suppression des données personnelles.

Parcoursup est-il supprimé pour les élèves de terminale en 2027 ?

Non. Les lycéens de terminale de 2027 passeront encore par Parcoursup, qui intégrera neuf mesures de lisibilité dès cette session. Le nouveau système d’admission est prévu pour la session 2028. Pour préparer tes vœux dès maintenant, fais notre Test d’Orientation Parcoursup !

Consultation lycéenne : quels sont les résultats présentés par le gouvernement ?

La consultation est née d’un mouvement. Depuis le 25 septembre 2026, lycéens et étudiants se mobilisent pour dénoncer le manque de moyens dans l’Éducation nationale et l’enseignement supérieur, avec des blocages d’établissements. Une dizaine de jours après le début de la mobilisation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a confié cinq chantiers au ministre de l’Éducation nationale, dont celui de l’orientation. Parallèlement, le gouvernement a ouvert, du 6 au 23 octobre, une consultation nationale destinée aux lycéens.

Baptisée « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole », cette consultation était accessible sur la plateforme Agora à tous les lycéens, quels que soient leur établissement, leur territoire ou leur engagement dans les instances de la vie lycéenne. Les contributions étaient anonymes. Le document de restitution, présenté aux Régions le 29 octobre, assigne trois objectifs à la démarche : donner la parole aux lycéens, mieux comprendre ce qu’ils vivent au quotidien et les difficultés qu’ils rencontrent, et construire avec eux des solutions concrètes.

Pour cela, les participants devaient répondre à deux questions ouvertes. La première portait sur les principales difficultés rencontrées quotidiennement au lycée, tandis que la seconde les invitait à dire ce qui devrait, selon eux, changer ou être amélioré pour mieux apprendre et mieux vivre leur scolarité.

Une analyse assistée par l’intelligence artificielle

D’après le document, l’ensemble des réponses recueillies a été analysé. Les contributions ont été classées par thèmes et sous-thèmes à l’aide d’outils numériques et avec l’assistance de l’intelligence artificielle. Le paramétrage a été affiné par les équipes au fur et à mesure de l’analyse des premières contributions. Dans chaque académie, une équipe a été mobilisée pour le traitement et le suivi des réponses. Une même contribution pouvant aborder plusieurs sujets, les pourcentages publiés ne s’additionnent pas.

La consultation lycéenne en chiffres
0
jours de consultation
+
0
participations
0
%
évoquent un temps scolaire déséquilibré

En 18 jours de consultation, plus de 100 000 participations ont été recueillies, et 71,4 % des contributions évoquent un temps scolaire jugé déséquilibré.

Plus de 100 000 participations venues de toute la France

Sur dix-huit jours, la consultation a enregistré plus de 100 000 participations, issues de près de 3 000 lycées. Plus d’une contribution sur cinq a été rédigée en groupe, et sept régions dépassent chacune 5 000 contributions. La carte publiée par le gouvernement fait apparaître une participation contrastée selon les départements : les plus mobilisés, dont La Réunion, comptent entre 1 193 et 2 818 participations, quand les moins représentés n’en totalisent pas plus de 288.

Le temps scolaire, première source de difficultés

Huit sujets dominent les réponses. Le premier, de loin, est un temps scolaire jugé déséquilibré, évoqué dans 71,4 % des contributions. Viennent ensuite un bâti scolaire « parfois inadapté » (56,3 %), un remplacement des professeurs absents jugé insuffisant (31,1 %) et des classes trop chargées (24,6 %). Les difficultés touchant à la santé mentale (19,7 %) et au climat scolaire (18,7 %), la pression de Parcoursup (18,3 %) et le sentiment d’une parole lycéenne pas assez entendue (15,8 %) complètent ce premier groupe.

Le document recense aussi d’autres préoccupations du quotidien : le poids des programmes et des examens, associé à une pédagogie parfois jugée inadaptée (26,3 %), le manque de moyens dans les établissements (14,6 %), le fonctionnement de la restauration scolaire (13 %), l’interdiction du téléphone portable, que les lycéens souhaitent voir modulée (9,2 %), et la flexibilité insuffisante des transports scolaires (7,2 %).

Thème évoquéPart des contributionsClassement du document
Un temps scolaire déséquilibré
71,4 %
Principaux sujets
Un bâti scolaire parfois inadapté
56,3 %
Principaux sujets
Un remplacement des professeurs absents insuffisant
31,1 %
Principaux sujets
Le poids des programmes et examens, une pédagogie parfois inadaptée
26,3 %
Autres préoccupations
Des classes trop chargées
24,6 %
Principaux sujets
Des difficultés touchant à la santé mentale
19,7 %
Principaux sujets
Des difficultés touchant au climat scolaire
18,7 %
Principaux sujets
La pression de Parcoursup
18,3 %
Principaux sujets
Une parole lycéenne pas assez entendue
15,8 %
Principaux sujets
Manque de moyens dans les établissements
14,6 %
Autres préoccupations
Un fonctionnement de restauration scolaire à améliorer
13 %
Autres préoccupations
L'interdiction du téléphone portable à moduler
9,2 %
Autres préoccupations
Flexibilité insuffisante des transports scolaires
7,2 %
Autres préoccupations

Si Parcoursup a rapidement concentré les critiques au début du mouvement, la plateforme n’apparaît que dans 18,3 % des contributions. Les réponses des lycéens portent d’abord sur les conditions concrètes de leur scolarité : l’organisation du temps, l’état des locaux, la présence des enseignants et les effectifs des classes.

Bâti scolaire : pourquoi plus d'un lycéen sur deux dénonce-t-il l'état de son établissement ?

Le bâti scolaire fait l’objet du développement le plus détaillé du document de restitution. Le thème est abordé dans 56,3 % des contributions. Le constat dressé par les lycéens porte sur quatre points : la dégradation générale des bâtiments, l’inconfort lié au froid ou à la chaleur, la vétusté des salles et du mobilier, et l’accès restreint aux toilettes.

Vétusté, chaleur, chauffage : les sous-thèmes les plus cités

Dans le détail, la vétusté et les dégradations du bâti sont mentionnées dans 22,4 % des contributions analysées, devant la chaleur et le confort d’été (20,9 %) et le chauffage et le froid (19,8 %). Regroupées sous l’intitulé « adaptation thermique », les questions de température concernent 29,8 % des contributions au niveau national. Suivent l’accessibilité, les espaces et le cadre de vie (17,6 %), les salles et le mobilier (15,7 %) et les sanitaires (12,3 %). Le wifi et le matériel informatique, l’internat et les équipements sportifs sont plus rarement cités.

Sous-thème du bâti scolairePart des contributions analysées
Vétusté et dégradations du bâti
22,4 %
Chaleur et confort d'été
20,9 %
Chauffage et froid
19,8 %
Accessibilité, espaces et lieux de vie, écologie et cadre de vie
17,6 %
Salles et mobilier
15,7 %
Sanitaires
12,3 %
Wifi, réseau et matériel informatique
5,1 %
Internat
3,8 %
Sport et vestiaires
3 %

Des témoignages sur des bâtiments dégradés

Le document reproduit plusieurs contributions anonymes. L’une décrit un bâtiment datant des années 1960, sans rénovation depuis, où « les faux plafonds tombent », où les salles de classe montent à « 42 degrés avec 35 élèves » en été, et où l’établissement a compté « 2 toilettes pour plus de 650 élèves ». Une autre signale une fuite dans le plafond de l’accueil du lycée, qui oblige le personnel à installer seaux et bassines, et des traces de moisissure sur les murs : « Les principales difficultés sont matérielles : pluie qui passe à travers le plafond, murs qui n’isolent absolument pas le froid et la chaleur, fenêtres qui peuvent tomber à tout moment (ce qui est déjà arrivé). »

Des écarts marqués entre les territoires

Les cartes publiées par le gouvernement comparent la présence de chaque thème à la moyenne nationale. Le bâti scolaire ressort beaucoup plus que la moyenne dans les contributions venues de Corse, de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de Mayotte. Il est en revanche moins présent à La Réunion.

Les sous-thèmes dessinent une géographie plus fine. L’adaptation thermique est nettement surreprésentée en Occitanie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, et beaucoup moins évoquée en Bretagne et en Normandie. La question des sanitaires ressort fortement dans les Hauts-de-France, en Île-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, celle des salles et du mobilier en Île-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse. La vétusté du bâti est davantage citée dans les Hauts-de-France, en Île-de-France, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, ainsi qu’en Corse, en Guadeloupe et en Guyane.

Réparer, nettoyer, isoler : les propositions des lycéens

Côté propositions, la demande la plus fréquente porte sur le confort thermique (climatisation, chauffage, isolation), formulée dans 13,2 % des contributions analysées. Viennent ensuite la rénovation et la réparation des bâtiments (6,8 %), des toilettes propres, équipées et accessibles (4,5 %), puis le mobilier et le matériel (2,5 %). Les attentes se résument en quelques verbes : réparer, entretenir, nettoyer, isoler, rénover.

Une partie de ces demandes avait déjà trouvé un écho dans les annonces du 26 octobre, détaillées par Sébastien Lecornu dans un entretien accordé à Thotis. Le gouvernement a indiqué que jusqu’à 4 milliards d’euros de prêts ÉduRénov, accordés par la Caisse des dépôts et mobilisables dès janvier, seraient ouverts d’ici 2030 pour les lycées et collèges, et que 500 lycées seraient accompagnés pour améliorer leur confort thermique d’ici l’été 2027.

Cantine, transports, Parcoursup : quelles suites pour la consultation lycéenne ?

La restauration scolaire, citée dans 13 % des contributions

Le fonctionnement de la restauration scolaire apparaît dans 13 % des contributions. Les lycéens pointent une qualité et une quantité jugées insuffisantes, un coût trop élevé et un temps d’attente à la cantine qui réduit la pause méridienne. Les sous-thèmes les plus cités sont la qualité et la variété des repas (7,6 %) et le prix et l’accès social (5,4 %), devant la quantité des repas (2,5 %) et les régimes, allergies et gaspillage (0,6 %).

Les propositions vont dans le même sens : des repas meilleurs, plus variés et plus copieux (4,2 %), une cantine moins chère (1,5 %) et, dans quelques cas, la création d’une cantine (0,2 %). Plus largement, les contributions demandent de revoir le fonctionnement du service et l’organisation de la pause méridienne. Le thème est particulièrement présent dans les contributions venues de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de Mayotte. Sur ce point, le gouvernement a annoncé le 26 octobre qu’une pause méridienne d’une heure minimum serait garantie dès la rentrée 2027.

Les transports scolaires, une préoccupation territoriale

Moins cité au niveau national (7,2 % des contributions), le thème des transports scolaires porte d’abord sur le cadencement et le circuit des cars scolaires, présentés comme des problèmes dans le quotidien des élèves. Le coût est aussi abordé, y compris sous l’angle de l’inégalité de traitement selon les territoires ou le niveau d’études. La carte publiée montre un thème beaucoup moins présent à Paris et en petite couronne, et beaucoup plus présent en Martinique, en Guyane et à Mayotte.

Les lycéens proposent d’améliorer le cadencement et le parcours des transports scolaires, d’augmenter l’offre de transports en commun, d’accorder la gratuité du transport aux élèves ou encore des places de parking aux élèves et étudiants. Les demandes les plus fréquentes portent sur davantage de bus aux horaires des cours (1,3 %) et sur des bus adaptés à ces horaires (0,3 %).

Sous-thèmeThèmePart des contributions analysées
Qualité et variété des repas
Restauration scolaire
7,6 %
Transports scolaires
Transports scolaires
6,9 %
Prix et accès social
Restauration scolaire
5,4 %
Quantité des repas
Restauration scolaire
2,5 %
Régimes, allergies et gaspillage
Restauration scolaire
0,6 %
Coût des transports et mobilité
Transports scolaires
0,5 %

Une restitution adressée aux Régions et aux lycées

Bâti, restauration et transports scolaires : les trois thèmes détaillés dans le document relèvent des compétences des Régions, chargées des lycées. La restitution prévoit que chaque président de Région recevra la synthèse des contributions pour son territoire. Les académies poursuivent le traitement et le suivi des réponses, et les établissements identifiés recevront une synthèse qui sera présentée au conseil d’administration du lycée. Selon les informations communiquées par le gouvernement le 26 octobre, le contenu des contributions doit par ailleurs être publié début 2027, après suppression des données personnelles.

Des annonces déjà formulées sur les principaux sujets

Plusieurs des difficultés relevées par la consultation ont fait l’objet d’annonces le 26 octobre. Pour les classes trop chargées, les secondes générales, technologiques et professionnelles seront plafonnées à 28 élèves, dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, puis en 2028 dans les autres. Sur le remplacement des professeurs, le plan d’urgence lancé le 8 octobre prévoit 3 000 remplaçants dès le 2 novembre. Pour la santé mentale, 500 postes de psychologues, d’infirmiers et d’assistants de service social seront créés à la rentrée 2027. Sur la parole lycéenne, le nombre de représentants lycéens au Conseil supérieur de l’éducation sera doublé.

Quant à Parcoursup, le gouvernement a annoncé son remplacement par un nouveau système d’admission pour la session 2028. Les lycéens de terminale de 2027 passeront encore par la plateforme actuelle, qui intégrera neuf mesures de lisibilité, dont une lettre de motivation demandée uniquement lorsque la formation en justifie l’utilité. Une concertation présidée par Gilles Roussel, président du comité éthique et scientifique de Parcoursup et de Mon Master, doit rendre ses premières recommandations fin novembre.

Ces annonces n’ont pas refermé le débat. Dans un communiqué publié le 28 octobre, France Universités a salué un « premier pas » du gouvernement, tout en estimant la réponse encore en deçà des enjeux et en demandant la poursuite de la concertation. Pour l’association, Parcoursup révèle les incohérences des politiques menées depuis plusieurs années plus qu’il ne les crée.

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