Classement Financial Times 2026
Le Financial Times a publié le lundi 7 septembre 2026 la 22e édition de son classement mondial des Masters in Management. Pour la première fois depuis la création du palmarès en 2005, aucune école française ne figure dans le top 3 : HEC Paris recule de la 2e à la 5e place, l’INSEAD perd un rang et se classe au pied du podium. La France reste toutefois le pays le mieux représenté, avec 23 programmes classés, dont trois dans le top 10 et huit dans le top 20. Méthodologie, top 20 mondial, écoles françaises en progression ou en recul : voici les principaux enseignements de cette édition.
Par Valentine Dunyach
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Le classement du Financial Times compare les programmes de Masters in Management à partir de 19 critères. Les huit critères issus de l’enquête menée auprès des anciens élèves pèsent 56 % de la note finale, les onze critères calculés à partir des données transmises par les écoles en représentent 44 %. Le salaire moyen actuel des diplômés et la progression de leur rémunération sont les deux indicateurs les plus déterminants.
| Critère | Poids | Ce que le critère mesure |
|---|---|---|
Critères issus de l'enquête alumni (8 critères) |
56 % | Les réponses des anciens élèves diplômés de leur MiM en 2023 |
Critères issus des données des écoles (11 critères) |
44 % | Les données transmises par les écoles elles-mêmes |
Salaire moyen actuel des diplômés |
15 % | Le niveau de rémunération des diplômés au moment de l'enquête |
Progression salariale |
9 % | L'évolution de la rémunération entre le premier emploi et le moment de l'enquête |
D’où viennent les données du classement ?
Pour cette 22e édition, 132 programmes de Masters in Management ont participé au processus de classement. Le palmarès repose sur deux enquêtes distinctes : la première est remplie par les écoles elles-mêmes, la seconde par les anciens élèves diplômés de leur MiM en 2023. Le Financial Times exige en principe un taux de réponse d’au moins 20 % des alumni, avec un minimum de 20 questionnaires complétés. Pour cette édition, 9 489 diplômés ont répondu à l’enquête, soit un taux de réponse d’environ 30 %.
Quelles sont les limites du classement ?
Le classement ne retient que les programmes à temps plein, organisés par cohortes et portés par des écoles accréditées AACSB ou Equis. Les cursus doivent s’adresser à des étudiants ayant peu ou pas d’expérience professionnelle, et seuls les programmes de management généralistes sont pris en compte, à l’exclusion des masters spécialisés. Les écoles qui ne participent pas au processus n’apparaissent pas dans le palmarès. Enfin, plus de la moitié de la note repose sur les réponses des anciens élèves, et les deux critères salariaux pèsent à eux seuls 24 % du total. Le classement constitue donc un repère parmi d’autres, à compléter par l’étude du contenu des programmes et des voies d’admission.
Pour aller plus loin, consulte notre page dédiée aux Écoles de Commerce.
Comment est calculé le classement FT des Masters in Management ?
Le classement du Financial Times repose sur 19 critères, issus de deux enquêtes :
- 8 critères tirés des réponses des anciens élèves, qui pèsent 56 % de la note
- 11 critères calculés à partir des données des écoles, qui pèsent 44 %
Les deux indicateurs les plus lourds sont le salaire moyen actuel des diplômés (15 %) et la progression salariale entre le premier emploi et le moment de l’enquête (9 %).
Quels programmes peuvent figurer dans le classement du Financial Times ?
Les programmes doivent se dérouler à temps plein, fonctionner par cohortes et être portés par des écoles accréditées AACSB ou Equis. Ils doivent s’adresser à des étudiants ayant peu ou pas d’expérience professionnelle. Seuls les programmes de management généralistes sont retenus, les masters spécialisés en sont exclus. En 2026, 132 programmes ont participé au processus de classement.
Combien d'écoles françaises figurent dans le classement FT 2026 ?
La France compte 23 programmes classés en 2026, soit deux de moins qu’en 2025. Elle reste le pays le mieux représenté, devant l’Inde (14 programmes) et le Royaume-Uni (9 programmes). Trois écoles françaises figurent dans le top 10 mondial et huit dans le top 20.
Quelles sont les écoles françaises les mieux classées en 2026 ?
L’INSEAD est la première école française du classement, à la 4e place mondiale. Elle est suivie par HEC Paris (5e) et ESCP Business School (6e ex aequo). Viennent ensuite emlyon business school (12e), l’ESSEC et SKEMA (13e ex aequo), puis l’EDHEC et Paris School of Business (17e ex aequo).
Qu'est-ce qu'un Master in Management ?
Un Master in Management (MiM) est un programme de management généraliste, suivi à temps plein et destiné à des étudiants ayant peu ou pas d’expérience professionnelle. Il se distingue des masters spécialisés, qui sont exclus du classement du Financial Times. En France, il correspond le plus souvent au Programme Grande École des écoles de management.
Quelles écoles françaises progressent le plus en 2026 ?
Cinq écoles françaises gagnent des places cette année :
- Paris School of Business : +26 places (17e)
- Esdes : +16 places (77e)
- SKEMA : +5 places (13e)
- IÉSEG : +2 places (24e)
- ESCP : +1 place (6e)
TBS Education, absente du palmarès en 2025, réintègre le classement à la 81e place.
Quelles écoles françaises reculent ou sortent du classement ?
Seize écoles françaises perdent des places en 2026. Les plus fortes baisses concernent l’EM Strasbourg (-30 places, 75e), Burgundy School of Business (-29 places, 78e) et Grenoble École de Management (-19 places, 39e). Trois écoles classées en 2025 disparaissent du palmarès : l’ICN Business School, l’EM Normandie et Clermont School of Business.
Le classement FT tient-il compte de l'insertion professionnelle ?
En partie, à travers les salaires. Le salaire moyen actuel des diplômés compte pour 15 % de la note et la progression de leur rémunération depuis le premier emploi pour 9 %. Ces données reposent sur les réponses des anciens élèves diplômés en 2023, interrogés trois ans après la fin de leur programme.
Faut-il choisir son école uniquement en fonction du classement FT ?
Non. Le classement du Financial Times donne une indication sur le positionnement international d’un programme, avec un poids important accordé aux critères salariaux. Il ne dit rien de l’adéquation entre une école et ton projet. Le contenu des enseignements, les campus, les spécialisations proposées et les voies d’admission comptent tout autant dans ton choix.
Comment estimer mes chances d'être admis en grande école de management en AST ?
Le Prédicteur AST de Thotis estime tes chances d’intégrer une grande école en AST à partir de ton profil. En admission sur titre, les écoles examinent d’abord ton dossier : parcours académique, CV, essai et lettre de motivation. Les candidats retenus passent ensuite un entretien de personnalité. Les attendus varient d’une école à l’autre, d’où l’intérêt de bien cibler tes candidatures.
Depuis 2005, le classement des Masters in Management du Financial Times comptait systématiquement au moins une école française sur son podium. L’édition 2026 rompt avec cette tradition : le trio de tête est composé de l’université suisse de Saint-Gall, qui conserve la première place, de la Nova School of Business and Economics (Portugal), qui passe de la 4e à la 2e place, et de l’Antai Business School de la Shanghai Jiao Tong University (Chine), qui passe de la 6e à la 3e position.
Du côté des écoles françaises, HEC Paris, 2e l’an passé, recule à la 5e position. L’INSEAD, 3e en 2025, perd un rang et se classe au pied du podium, à la 4e place. Le Dean de l’école de Fontainebleau, Francisco Veloso, préfère retenir la constance du programme : « Ce résultat témoigne de l’excellence, de la solidité et de la constance de notre programme MiM, et confirme sa place parmi les programmes de référence pour les professionnels en début de carrière. Il illustre ce qui fait la singularité de l’INSEAD : une diversité internationale sans équivalent, tant parmi les étudiants que parmi le corps professoral, et une implantation véritablement mondiale. »
Le classement des Masters in Management a été réalisé par le Financial Times à partir des données transmises par les écoles et des réponses de 9 489 anciens élèves diplômés en 2023.
Si le podium échappe aux écoles de management françaises, la France conserve sa position de leader en volume. Avec 23 établissements classés, soit deux de moins qu’en 2025, elle devance largement l’Inde (14 programmes, trois de plus que l’an dernier) et le Royaume-Uni (9 programmes, un chiffre stable).
La présence française s’observe aussi dans le haut du tableau. Trois écoles figurent dans le top 10 mondial : l’INSEAD (4e), HEC Paris (5e) et ESCP, qui gagne un rang et se hisse à la 6e place. Dans le top 20, la France place huit établissements, un record parmi les pays représentés.
Pour Thomas Jeanjean, Directeur général de l’ESCP, cette progression valide un positionnement : « Ce résultat vient reconnaître la qualité de l’expérience que nous offrons à nos étudiants, ainsi que la singularité du modèle européen et international d’ESCP. Nos étudiants apprennent au contact de différents pays, cultures et disciplines. L’essentiel réside dans ce qu’ils font de cette expérience : développer leur capacité de jugement, leur faculté d’adaptation et leur ambition pour accompagner les transformations et contribuer positivement à la société. »
Entre la 10e et la 20e place, cinq écoles françaises figurent au classement : emlyon business school, seul établissement français à conserver exactement son rang (12e), l’ESSEC et SKEMA, 13e ex aequo, puis l’EDHEC et Paris School of Business (PSB), à égalité au 17e rang. Isabelle Huault, Présidente du Directoire et Directrice générale d’emlyon, y voit une confirmation : « La reconnaissance du Financial Times confirme, cette année encore, l’excellence du modèle d’emlyon. Elle illustre notre capacité à conjuguer qualité académique, impact social et réussite professionnelle. »
Seules cinq écoles françaises progressent dans le classement du Financial Times 2026. La plus forte remontée revient à Paris School of Business, qui passe de la 43e à la 17e place, soit un gain de 26 rangs, un an seulement après son entrée dans le palmarès. « Atteindre la 17e place mondiale un an seulement après notre entrée dans ce classement constitue une étape importante pour l’École. Ce résultat, conjugué à l’obtention de notre triple couronne EQUIS/AACSB/AMBA obtenue en 2025 et l’installation dans notre campus du Quartier Latin, conforte la stratégie du plan Destination 2030 de faire de Paris School of Business le hub international de référence pour l’éducation au management », se félicite Olivier Aptel, Dean et Directeur Général de l’école.
SKEMA Business School gagne de son côté cinq places et intègre le top 15 mondial, en 13e position, aux côtés de l’ESSEC. « Cette 13e place mondiale traduit la progression continue de notre Programme Grande École et surtout sa capacité à répondre aux attentes d’un marché du travail qui se transforme rapidement. La valorisation du diplôme trois ans après la diplomation, la force croissante de notre réseau et notre positionnement international montrent que notre modèle global crée une valeur très concrète pour nos étudiants », souligne Alice Guilhon, directrice générale de l’école.
Plus loin dans le tableau, l’Esdes Business School signe son meilleur résultat historique et atteint la 77e place mondiale, en progression de 16 places. L’école lyonnaise intègre le top 5 des écoles de commerce post-bac en France et compte parmi les rares établissements français en hausse. « Cette réussite récompense plusieurs années de travail collectif pour repenser en profondeur notre Programme Grande École, du contenu des enseignements jusqu’à l’accompagnement individuel de chaque étudiant. Cette reconnaissance par le Financial Times confirme la pertinence de notre stratégie et nous encourage à poursuivre dans cette voie », indique Camille Faure, directrice du Programme Grande École de l’Esdes.
L’IÉSEG School of Business complète le tableau des progressions avec un gain de deux places (24e). À noter également le retour de TBS Education, absente du palmarès en 2025, qui réintègre le classement à la 81e position.
Seize écoles françaises perdent des places cette année. Au-delà de HEC Paris et de l’INSEAD, plusieurs reculs sont marqués. L’EM Strasbourg enregistre la plus forte baisse avec 30 places perdues (75e), suivie de près par Burgundy School of Business, qui recule de 29 rangs (78e). Grenoble École de Management (GEM Alpine) cède 19 places (39e), tandis que l’ESSCA et l’Institut Mines-Télécom Business School (IMT-BS) en perdent chacune 15 et se classent respectivement 83e et 68e. Montpellier Business School recule de 10 places (60e).
Trois établissements présents en 2025 disparaissent par ailleurs du palmarès : l’ICN Business School (67e l’an dernier), l’EM Normandie (85e), qui avait pourtant réintégré le classement lors de l’édition précédente, et Clermont School of Business (97e).
Au-delà des frontières françaises, l’édition 2026 est marquée par l’entrée dans le top 10 de Rabat Business School, 10e mondiale après avoir gagné dix places en un an. Une première pour le continent africain, saluée par son Doyen et Directeur Général Nicolas Arnaud : « Voir Rabat Business School atteindre aujourd’hui la 10e place mondiale est naturellement une grande fierté pour notre institution, pour le Maroc et pour l’Afrique. Au-delà du résultat lui-même, cette distinction montre qu’une business school africaine peut être reconnue parmi les meilleures institutions internationales et participer, aux côtés d’écoles européennes, nord-américaines ou asiatiques, aux grandes dynamiques qui façonnent l’enseignement du management de demain. »
Sorties du classement 2026 : ICN Business School (67e en 2025), EM Normandie (85e en 2025), Clermont School of Business (97e en 2025).
