Que faire après un Bac STHR (Sciences et Technologies de l’Hôtellerie et de la Restauration) ?
Que faire après un bac STHR (Sciences et Technologies de l’Hôtellerie et de la Restauration) ? Conçue pour la poursuite d’études, cette série technologique ouvre sur les formations de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme et de la gestion : BTS Management en hôtellerie-restauration, BTS Tourisme, BTS et BUT de gestion et de commerce, licences professionnelles, licence Tourisme, bachelors d’écoles hôtelières, certificats de spécialisation en un an. Cet article détaille les poursuites d’études accessibles sur Parcoursup après un bac STHR, les métiers et les salaires de début de carrière, et donne des repères pour construire son dossier.
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Que faire après un bac STHR ?
Le bac STHR est conçu pour la poursuite d’études. Les bacheliers s’orientent surtout vers des formations courtes : BTS Management en hôtellerie-restauration (MHR), BTS Tourisme, BTS Gestion de la PME, BTS Management commercial opérationnel, BUT GACO ou BUT GEA. Les licences professionnelles, la licence Tourisme, les bachelors d’écoles hôtelières et les certificats de spécialisation en un an complètent l’éventail.
Quel BTS après un bac STHR ?
Le BTS MHR est la suite la plus directe : il est réservé aux bacheliers STHR, aux bacs pro Cuisine et Commercialisation et services en restauration, et aux élèves issus d’une mise à niveau. Il se décline en trois options : management d’unité de restauration, de production culinaire ou d’hébergement. Le BTS Tourisme, ouvert à tous les bacs avec deux langues obligatoires, le BTS GPME et le BTS MCO sont les autres choix fréquents.
Faut-il une mise à niveau pour entrer en BTS MHR après un bac STHR ?
Non. La mise à niveau en hôtellerie-restauration (MANHR), année en 32 heures hebdomadaires avec 8 semaines de stage, s’adresse aux bacheliers généraux et technologiques venus d’autres séries. Les titulaires d’un bac STHR entrent directement en BTS MHR, sans passer par cette année préparatoire.
Quels BUT sont accessibles avec un bac STHR ?
Deux mentions de gestion accueillent les bacheliers STHR : le BUT GACO (Gestion administrative et commerciale des organisations), qui propose un parcours Management des activités culturelles, artistiques, sportives et de tourisme, et le BUT GEA (Gestion des entreprises et des administrations). Les deux se préparent en trois ans à l’IUT et délivrent un diplôme de niveau bac + 3.
Peut-on aller à l'université après un bac STHR ?
Oui. La licence Tourisme, proposée à Angers et à Toulouse, est accessible à tous les bacs sur Parcoursup, à condition d’avoir étudié deux langues au lycée dont l’anglais. Les licences professionnelles en hôtellerie, restauration ou tourisme se rejoignent après un bac + 2. Une licence de langues peut aussi préparer une carrière internationale dans le tourisme.
Quelles écoles hôtelières après un bac STHR ?
Les écoles hôtelières et écoles de management hôtelier proposent des bachelors en trois ans, recrutés sur dossier et entretien, souvent à dimension internationale. Leur coût atteint plusieurs milliers d’euros par an, à comparer aux droits réduits de l’université. Les diplômes d’école et les masters se préparent ensuite en deux années supplémentaires.
Quels métiers après un bac STHR ?
Après une formation complémentaire, les métiers visés relèvent de la restauration (chef de rang, maître d’hôtel, sommelier, chef barman, chef de partie, second de cuisine), de l’hébergement (réceptionniste, assistant chef de réception, gouvernant d’étages, directeur d’hôtel) et du tourisme (conseiller voyages, forfaitiste, agent de développement touristique, directeur d’office de tourisme).
Quel salaire après un bac STHR et un BTS ?
Le salaire médian des diplômés du BTS MHR s’établit à 1 800 euros nets par mois douze mois après la sortie de formation. Pour le BTS Tourisme, il atteint environ 1 650 euros nets. Dans la grille HCR, un serveur ou commis débute autour de 1 850 euros brut, un chef de cuisine ou un directeur à partir de 2 800 euros brut, jusqu’à 4 300 euros brut et plus avec l’expérience.
Peut-on travailler directement après un bac STHR ?
Oui, surtout pour ceux qui ont obtenu un CAP avant le bac et cumulé des périodes de stage ou d’apprentissage. Le bac STHR permet de viser des postes demandant peu ou pas d’expérience, par exemple une saison en hôtel, en hôtellerie de plein air ou en bar. Un certificat de spécialisation en un an, comme Accueil et réception, sécurise toutefois l’insertion.
Comment candidater en BTS MHR sur Parcoursup ?
Le BTS MHR se demande sur Parcoursup sur dossier, parmi les 10 vœux en formation initiale et les 10 vœux supplémentaires en alternance. 57 formations sont accessibles en 2026. Le dossier repose sur les bulletins de première et de terminale, les appréciations et une lettre de motivation de 1 500 caractères au maximum.
Le bac STHR ne doit pas être confondu avec le bac professionnel Métiers de l’hôtellerie-restauration. Là où le bac pro vise l’insertion immédiate, la série technologique prépare à la poursuite d’études. Elle s’adresse aux lycéens qui veulent asseoir des connaissances théoriques avant de se spécialiser dans l’hôtellerie, la restauration ou le tourisme, et qui montrent le sens du travail en équipe, de l’écoute et du service attendu dans des métiers au contact quotidien des clients.
L’entrée dans la filière se fait dès la fin de la troisième, par une seconde spécifique qui mène à la première puis à la terminale STHR. Un autre chemin existe : obtenir d’abord un CAP du secteur (Cuisine, Pâtissier, Services hôteliers, Service en brasserie-café, Commercialisation et services en hôtel-café-restaurant) avant de rejoindre la série. Les enseignements de spécialité commencent en première : économie et gestion hôtelière, sciences et technologies culinaires et des services, enseignement scientifique alimentation-environnement.
Un secteur qui recrute
L’hôtellerie-restauration représente environ 70 % des salariés du tourisme, dans un pays qui reste parmi les toutes premières destinations touristiques mondiales. L’alternance y est très développée à tous les niveaux de formation, ce qui permet de se former en étant rémunéré. Dans la grille de la convention collective HCR, un serveur ou un commis débute autour de 1 850 euros brut par mois sur 35 heures ; un chef de cuisine ou un directeur commence à partir d’environ 2 800 euros brut, jusqu’à 4 300 euros brut et plus avec l’expérience.
57 formations BTS MHR référencées sur Parcoursup 2026, 16 semaines de stage dont 12 consécutives, et un salaire médian de 1 800 euros nets par mois douze mois après la sortie de formation.
Les BTS après un bac STHR
La poursuite d’études des bacheliers STHR se fait majoritairement vers des formations courtes et professionnalisantes : BTS en deux ans, BUT en trois ans. Quatre BTS correspondent directement au profil.
Le BTS Management en hôtellerie-restauration (MHR) est la poursuite d’études la plus naturelle, et l’une des rares formations où le bac STHR donne un accès direct : seuls les titulaires d’un bac STHR, d’un bac professionnel Cuisine ou Commercialisation et services en restauration, et les élèves issus d’une classe de mise à niveau peuvent y candidater. La première année est commune, les étudiants pratiquant en parallèle la cuisine, le service en salle et l’hébergement, avant de choisir en deuxième année entre trois options : management d’unité de restauration, management d’unité de production culinaire, management d’unité d’hébergement. Les enseignements associent sciences et technologies culinaires, services en restauration, management de l’entreprise, mercatique, droit appliqué, culture générale, anglais professionnel et deuxième langue vivante. La formation impose 16 semaines de stage, dont 12 consécutives, et délivre 120 crédits ECTS. 57 formations sont accessibles sur Parcoursup 2026, dont neuf en Île-de-France.
Le BTS Tourisme accueille tous les bacs et compte environ 34 % de bacheliers technologiques parmi ses candidats. Ses 31 heures de cours hebdomadaires se répartissent entre quatre blocs professionnels (gestion de la relation clientèle touristique, élaboration d’une prestation touristique, gestion de l’information touristique, tourisme et territoires) et les enseignements généraux, avec deux langues vivantes obligatoires dont l’anglais, sanctionné par une certification pour valider le diplôme. Les 14 semaines de stage se répartissent sur les deux années, parfois à l’étranger via Erasmus+. La formation existe dans une centaine d’établissements ; 60 % des sortants sont en emploi salarié six mois après la sortie et 41 % des étudiants de la voie scolaire poursuivent leurs études, le plus souvent en licence professionnelle.
Le BTS Gestion de la PME forme en deux ans le collaborateur direct d’un dirigeant de petite ou moyenne entreprise, avec un programme centré sur les tâches administratives, commerciales et de gestion. Pour un bachelier STHR, il prépare aux fonctions support des hôtels, restaurants et structures touristiques indépendants. Plus de 350 formations sont référencées sur Parcoursup, avec des écarts de sélectivité considérables : 3 721 candidats pour 35 places au lycée Louis-Armand à Paris, contre 200 candidats pour 24 places dans certains établissements lyonnais.
Le BTS Management commercial opérationnel (MCO) prépare aux métiers de manager, de responsable ou de chef d’équipe dans la vente et le commerce, à travers la gestion d’une unité commerciale, la relation client et le management d’équipe. Il est proposé dans plusieurs centaines de lycées publics et privés sur tout le territoire. Particularité sur Parcoursup : un vœu BTS MCO peut regrouper jusqu’à 10 établissements en sous-vœux.
Les BUT après un bac STHR
Le BUT Gestion administrative et commerciale des organisations (GACO) forme en trois ans des gestionnaires polyvalents en marketing, comptabilité, communication et management, pour tout type d’organisation. Son parcours Management des activités culturelles, artistiques, sportives et de tourisme intéresse directement les bacheliers STHR, aux côtés des parcours Management responsable des projets et des organisations, Management des fonctions supports et Management commercial et marketing omnicanal. Vingt-deux IUT le proposent sur Parcoursup 2026 ; la demande est forte, avec 7 155 candidats pour 93 places à Lyon et 4 972 pour 76 places à Montreuil en 2025.
Le BUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA) s’adresse aux néobacheliers tournés vers la gestion d’entreprise, avec quatre parcours : comptabilité, fiscalité et finances, contrôle de gestion, ressources humaines, et entrepreneuriat et management. Quatre-vingt-deux IUT le proposent en 2026, ce qui en fait l’une des mentions les plus répandues. La sélectivité varie fortement, de 11 844 candidats pour 168 places à l’IUT de Paris Rives de Seine à 780 candidats pour 55 places à Corte.
La licence Tourisme et les licences professionnelles
La licence Tourisme est un diplôme national de niveau bac + 3 (180 crédits ECTS) qui forme des cadres intermédiaires du tourisme et de l’hospitalité. Elle reste rare : seules deux universités la proposent, Angers (ESTHUA) et Toulouse 2 Jean-Jaurès (ISTHIA), auxquelles s’ajoutent deux parcours en apprentissage, pour environ 360 places par an et près de 3 700 candidatures confirmées. Tous les bacs peuvent postuler sur Parcoursup, à condition d’avoir étudié au moins deux langues au lycée dont l’anglais ; le bac général représente toutefois 74 % des candidats et 82 % des admis, ce qui impose aux bacheliers STHR un dossier solide. La formation croise langues, acteurs et territoires, conception d’expériences touristiques, gestion opérationnelle et qualité, avec deux stages de trois mois minimum en deuxième et troisième année. Les salaires de début de carrière vont de 1 800 à 2 400 euros brut par mois, et 52 % des sortants d’Angers poursuivent en master.
Les licences professionnelles se rejoignent après un bac + 2, le plus souvent un BTS MHR ou un BTS Tourisme, pour obtenir un niveau bac + 3 en un an. Plusieurs mentions s’inscrivent dans la continuité du bac STHR : Direction des services d’hébergement en hôtellerie internationale, Management et gestion des organisations, Métiers du tourisme et des loisirs, Métiers des arts culinaires et des arts de la table, Organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration. À l’université, une licence de langues étrangères constitue une autre voie pour devenir bilingue et s’insérer dans le tourisme, en France comme à l’étranger.
Bachelors d’écoles hôtelières et masters
Les écoles hôtelières et écoles de management hôtelier proposent des bachelors en trois ans, recrutés sur dossier et entretien, professionnalisants et souvent internationaux. Leur coût atteint plusieurs milliers d’euros par an, là où l’université pratique des droits réduits de quelques centaines d’euros. Le coût comme la qualité varient d’un établissement à l’autre, et la comparaison des programmes, des stages et des débouchés s’impose avant de s’engager. À bac + 5, les masters universitaires en Tourisme, Management, Marketing et Vente se préparent en deux ans après une licence, sur dossier via Mon Master.
En lien avec cet article : découvrez en vidéo une immersion à l’Institut Lyfe, école d’hôtellerie, de restauration et d’arts culinaires
| Formation | Durée et accès | Stages | Repères après le diplôme |
|---|---|---|---|
BTS MHR |
2 ansRéservé aux bacs STHR, bacs pro Cuisine et CSR, mise à niveau |
16 semaines dont 12 consécutives | Salaire médian de 1 800 euros nets un an après la sortie |
BTS Tourisme |
2 ansTous les bacs, deux langues obligatoires dont l'anglais |
14 semaines sur deux ans | 60 % en emploi salarié à six mois, 41 % de poursuite d'études |
Licence Tourisme |
3 ansTous les bacs, deux langues étudiées au lycée, environ 360 places |
Deux stages de 3 mois minimum | 1 800 à 2 400 euros brut en début de carrière, 52 % de poursuite en master à Angers |
Les formations courtes en un an
Pour une insertion rapide, plusieurs diplômes se préparent en une année après le bac STHR. Le certificat de spécialisation Accueil et réception, ancienne mention complémentaire, est un diplôme d’État de niveau 4 préparé en un an, ouvert aux bacheliers STHR, aux bacs pro Métiers de l’accueil et Commercialisation et services en restauration et aux titulaires d’un CAP du secteur. Il s’organise en trois blocs (vente des services, suivi administratif des réservations et de la facturation, accueil et communication avec anglais professionnel et deuxième langue), avec environ 15 semaines de stage en voie scolaire ou un rythme d’alternance en CFA. Il mène aux postes de réceptionniste, agent de réservation ou réceptionniste de nuit, rémunérés de 1 800 à 2 100 euros brut en début de carrière, puis vers des fonctions de chef de réception ou de responsable de l’hébergement. D’autres formations qualifiantes courtes sont accessibles aux bacheliers STHR : brevets professionnels Arts de la cuisine, Arts du service et commercialisation en restauration, Sommelier, et mention complémentaire Organisateur de réceptions.
Les métiers accessibles après un bac STHR
Les débouchés dépendent de l’option et du niveau de diplôme. En restauration, le BTS MHR option restauration conduit aux postes de chef de rang, maître d’hôtel, sommelier ou chef barman, et l’option production culinaire à ceux de demi-chef de partie, chef de partie et second de cuisine. En hébergement, l’option dédiée ouvre les fonctions de réceptionniste, assistant chef de réception et gouvernant d’étages, avec une évolution possible vers la direction d’hôtel ou la fonction de responsable food and beverage. Dans le tourisme, le BTS et la licence mènent aux métiers de conseiller voyages, forfaitiste, agent réceptif, guide accompagnateur, chargé de promotion, agent de développement touristique, puis, après trois à cinq années d’expérience, à des postes de responsable ou de directeur d’office de tourisme.
Travailler directement après le bac STHR
L’entrée directe sur le marché du travail reste possible, en particulier pour les bacheliers passés par un CAP avant la série STHR, qui cumulent déjà des périodes de stage ou d’apprentissage. Le bac permet alors de viser des postes exigeant peu ou pas d’expérience, par exemple une saison estivale dans un hôtel, une structure de tourisme de plein air ou un bar. La logique de la série reste toutefois la poursuite d’études, et un BTS ou un certificat de spécialisation améliore nettement les perspectives de salaire et d’évolution.
Construire son dossier Parcoursup après un bac STHR
Quelques repères pour candidater. Le BTS MHR, réservé aux bacheliers du secteur, est la formation où le bac STHR pèse le plus : les 57 formations référencées se demandent sur dossier et gagnent à figurer en plusieurs exemplaires dans la liste des 10 vœux (10 supplémentaires en alternance), formulés du 19 janvier au 12 mars pour la session 2026. Pour le BTS Tourisme et la licence Tourisme, le niveau en langues vivantes est décisif. Les BUT GACO et GEA, très demandés, se jouent sur la régularité des bulletins de première et de terminale. La lettre de motivation, limitée à 1 500 caractères, et la rubrique Activités et centres d’intérêt permettent de valoriser les stages, les saisons et les expériences de service déjà réalisés. En l’absence de proposition, la phase complémentaire, du 11 juin au 10 septembre, ouvre 10 nouveaux vœux.
