Que faire après un Bac STAV (Sciences et Technologies de l'Agronomie et du Vivant, pour les lycées agricoles) ?

Que faire après un Bac STAV (Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant, pour les lycées agricoles) ?

Que faire après un bac STAV ? Le bac Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant, préparé en lycée agricole, ouvre sur Parcoursup un éventail de formations plus large qu’on ne le pense : seize BTSA, plusieurs BTS et le BUT Génie biologique, la classe préparatoire TB, des écoles d’ingénieurs en agronomie et en agroalimentaire, les écoles vétérinaires et les licences scientifiques. Quelles études choisir après un bac STAV, avec quelles chances d’admission, et vers quels métiers de l’agriculture, du paysage, de l’environnement ou de l’agroalimentaire ? Le point, formation par formation.

Pour savoir quelle formation agricole ou scientifique correspond à ton profil, fais le Test d’Orientation Parcoursup Thotis.

Foire aux questions (FAQ) - Que faire après un bac STAV ?

Que faire après un bac STAV ?

Après un bac STAV, la très grande majorité des bacheliers poursuivent en formation courte : BTSA en deux ans (agronomie, productions animales, aménagements paysagers, gestion et protection de la nature, viticulture-œnologie, etc.), BTS du secteur biologique ou BUT Génie biologique en trois ans. Les profils les plus solides en sciences peuvent viser la classe préparatoire TB, une école d’ingénieurs en agronomie ou une école vétérinaire. L’université reste une voie plus rare, via les licences de biologie ou de chimie.

Quels BTSA sont accessibles après un bac STAV ?

Seize BTSA sont ouverts aux bacheliers STAV : Agronomie et productions végétales, Productions animales, Production horticole, Viticulture-œnologie, Aquaculture, Développement de l’agriculture des régions chaudes, Aménagements paysagers, Gestion et protection de la nature, Gestion forestière, Gestion et maîtrise de l’eau, Sciences et technologies des aliments, Analyses agricoles biologiques et biotechnologiques, Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole, Développement et animation des territoires ruraux, Génie des équipements agricoles et Technico-commercial, décliné en cinq options.

Peut-on faire un BUT après un bac STAV ?

Oui, mais un seul BUT correspond vraiment au profil : le BUT Génie biologique, en trois ans, avec cinq parcours au choix, agronomie, sciences de l’aliment et biotechnologie, biologie médicale et biotechnologie, diététique et nutrition, sciences de l’environnement et écotechnologies. Le parcours agronomie est le plus proche des enseignements du bac STAV.

Quelle prépa choisir après un bac STAV ?

La classe préparatoire TB (Technologie et biologie) est réservée aux bacheliers technologiques STAV et STL. En deux ans, elle prépare aux concours des écoles d’ingénieurs agronomes, des écoles de biotechnologies et des écoles nationales vétérinaires. Huit prépas TB sont recensées en France, avec en 2025 entre 16 et 32 places chacune pour 200 à 380 candidats.

Peut-on devenir vétérinaire après un bac STAV ?

Oui. La voie classique passe par la prépa TB, puis le concours d’entrée dans l’une des quatre écoles nationales vétérinaires. Sur Parcoursup, six formations vétérinaires sont recensées, dont certaines écoles privées qui admettent directement des bacheliers STAV. Le diplôme d’État de docteur vétérinaire se délivre à l’issue de six années d’études.

Quelles écoles d'ingénieurs après un bac STAV ?

Les bacheliers STAV disposant d’une solide culture scientifique peuvent candidater aux écoles d’ingénieurs en agriculture et agroalimentaire recrutant après le bac : l’ESA d’Angers via le concours Puissance Alpha, l’EI Purpan à Toulouse, l’ISA de Lille et l’ISARA de Lyon via la procédure France Agro 3, ainsi que l’Institut Agro, l’ISTOM ou UniLaSalle. L’ISARA réserve par exemple une voie technologique de 10 places, pour 47 candidats en 2025.

Quelle licence après un bac STAV ?

De rares bacheliers STAV rejoignent l’université. Ils choisissent alors une licence Sciences de la vie, une licence SVT ou une licence Chimie, avant une licence professionnelle dans les productions animales et végétales ou l’agronomie, ou un master. Ces licences généralistes sont très demandées : 560 places pour 5 279 candidats en SVT à Lyon 1 en 2025, 660 places pour 4 415 candidats en Sciences de la vie à Strasbourg.

Quels métiers après un bac STAV ?

Les métiers se répartissent entre l’agriculture (exploitant agricole, conseiller en chambre d’agriculture, contrôleur laitier, aquaculteur), le paysage et l’environnement (concepteur paysagiste, technicien d’aménagements paysagers, technicien forestier, technicien du traitement de l’eau et des déchets, chargé de gestion des espaces verts), l’agroalimentaire (chef de fabrication, contrôleur qualité, commercial) et le développement local. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 26 % des bacheliers STAV s’orientent vers l’agriculture, 19 % vers l’aménagement et l’environnement et 16 % vers le commerce et la gestion.

Le bac STAV permet-il de s'installer comme agriculteur ?

Oui. Le bac STAV confère la capacité professionnelle agricole, obligatoire pour créer ou reprendre une exploitation agricole et accéder aux aides à l’installation. Un BTSA, notamment Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole, reste toutefois recommandé pour piloter une exploitation.

Comment sont sélectionnés les bacheliers STAV sur Parcoursup ?

Les BTSA, BTS et BUT examinent le dossier scolaire, les appréciations et le projet de formation motivé. Les écoles d’ingénieurs ajoutent des épreuves ou un entretien selon le concours. Les enseignements de spécialité du bac STAV, Gestion des ressources et de l’alimentation et Territoires et technologie, sont au cœur de l’évaluation. Le Prédicteur Parcoursup Thotis permet d’estimer ses chances formation par formation.

BTSA, BTS et BUT : les formations courtes après un bac STAV

Le bac STAV, Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant, se prépare en lycée agricole et s’adresse aux lycéens qui s’intéressent à l’environnement, à la sécurité alimentaire et à l’évolution du monde agricole. En seconde, ils choisissent souvent l’enseignement optionnel Économie, agronomie, territoire et développement durable. En première, trois spécialités structurent l’année : Gestion des ressources et de l’alimentation (6 h 45 par semaine), Territoires et sociétés (2 h 30) et Technologie (3 h). En terminale, il n’en reste que deux : Gestion des ressources et de l’alimentation (6 h 45) et Territoires et technologie (4 h 30). Des espaces d’initiative locale permettent en outre d’approfondir l’un des quatre domaines technologiques : production, aménagements et valorisation des espaces, transformation des produits alimentaires, services en milieu rural.

Ce bac présente une particularité : il confère la capacité professionnelle agricole, obligatoire pour créer ou reprendre une exploitation. Mais la très grande majorité des bacheliers STAV poursuivent d’abord leurs études, le plus souvent en deux ou trois ans. Les BTSA en constituent le débouché principal, avec seize spécialités accessibles, dont les annuaires Parcoursup se consultent depuis la page des classements et annuaires Thotis.

Le BTSA en bref : deux ans, 8 à 16 semaines de stage, admission sur Parcoursup

Le BTSA, brevet de technicien supérieur agricole, relève du ministère de l’Agriculture et se prépare en deux ans après le bac, en lycée agricole, en maison familiale rurale ou en CFA, à raison de 30 à 35 heures de cours par semaine associant enseignements théoriques, travaux pratiques sur le terrain ou en laboratoire et études de cas. Entre 8 et 16 semaines de stage sont réparties sur les deux années, en exploitation, en laboratoire ou en coopérative, et la plupart des spécialités se préparent aussi en alternance, sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Comment candidater : sur Parcoursup, sur dossier. Les lycées examinent les bulletins de première et de terminale, les appréciations, le projet de formation motivé et sa cohérence avec la spécialité ; la plupart des admis présentent des notes comprises entre 10 et 14 sur 20 au lycée. Tous les bacheliers peuvent postuler, mais les bacheliers STAV y sont particulièrement attendus, aux côtés des bacheliers professionnels agricoles qui bénéficient d’un quota légal de places. Plusieurs intitulés ont été rénovés depuis 2023 : Agronomie et cultures durables remplace Agronomie : productions végétales, Métiers du végétal remplace Production horticole, Métiers de l’élevage remplace Productions animales, BIOQUALIM remplace Sciences et technologies des aliments, ACS’Agri remplace ACSE et Développement et animation de projets territoriaux remplace Développement, animation des territoires ruraux.

BTSA accessible après un bac STAV Domaine Ce que prépare la formation
Agronomie et cultures durables (ex-Agronomie : productions végétales)
Production
Conduite des cultures, grandes cultures et agronomie
Métiers de l'élevage (ex-Productions animales)
Production
Conduite d'un atelier d'élevage et conseil aux éleveurs
Métiers du végétal (ex-Production horticole)
Production
Fruits, légumes, fleurs, pépinière, végétalisation urbaine
Viticulture-œnologie
Production
Conduite de la vigne et élaboration du vin
Aquaculture
Production
Élevage de poissons, coquillages, algues et crustacés
Développement de l'agriculture des régions chaudes
Production
Agricultures tropicales, équatoriales et subtropicales
Aménagements paysagers
Aménagement
Conception et réalisation d'espaces paysagers
Gestion et protection de la nature
Aménagement
Gestion des espaces naturels et de la biodiversité
Gestion forestière
Aménagement
Diagnostic des peuplements, plans de gestion, chantiers sylvicoles
Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU)
Aménagement
Gestion de la ressource en eau et des réseaux
BIOQUALIM (ex-Sciences et technologies des aliments)
Transformation
Conduite d'ateliers de transformation alimentaire et qualité
Analyses agricoles biologiques et biotechnologiques (ANABIOTEC)
Transformation
Analyses de laboratoire, biologie et biotechnologies
ACS'Agri (ex-Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole)
Services et gestion
Pilotage complet d'une entreprise agricole
Développement et animation de projets territoriaux (ex-DATR)
Services et gestion
Diagnostic territorial et conduite de projets locaux
Génie des équipements agricoles
Services et gestion
Agroéquipements, machines et systèmes connectés
Technico-commercial (cinq options)
Services et gestion
Alimentation et boissons ; biens et services pour l'agriculture ; filière forêt-bois ; univers jardins et animaux de compagnie ; vins, bières et spiritueux

BTSA Agronomie et cultures durables

Ex-BTSA Agronomie : productions végétales, il forme des techniciens supérieurs en production végétale, en particulier en grandes cultures, autour du raisonnement agronomique : comprendre le sol, le climat et la plante pour piloter un système de culture. Au programme : agronomie, biologie du végétal, science du sol, agroéquipement et statistiques appliquées, avec 12 à 16 semaines de stage ou l’apprentissage dès la première année. Pour quel profil : un intérêt pour l’agriculture durable, des bases solides en biologie et en physique-chimie, de l’autonomie. Débouchés : chef de culture, conseiller agricole, technicien d’expérimentation, responsable d’exploitation ; environ 45 % des diplômés poursuivent en licence professionnelle, en école d’ingénieurs agronomes ou en prépa ATS Bio. Le taux d’accès varie de 40 % à 75 % selon les établissements. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier, en valorisant stages et expérience en exploitation dans le projet de formation motivé.

BTSA Métiers de l’élevage (ex-Productions animales)

Rebaptisé en 2025, ce BTSA forme à conduire un atelier d’élevage, piloter un système de production animale et conseiller des éleveurs. La zootechnie domine le cursus avec 7 h 30 hebdomadaires, complétée par l’économie-gestion, les sciences et l’agronomie, et 12 à 16 semaines de stage. Pour quel profil : un intérêt pour le monde animal, des bases en biologie et physique-chimie et, idéalement, une première expérience d’élevage, familiale ou en stage. Débouchés : responsable d’élevage, conseiller, technicien d’insémination, contrôleur de performance, auprès d’exploitations, de coopératives et d’organismes agricoles ; la poursuite d’études reste courante en licence professionnelle, en école d’ingénieurs agro ou vers le concours vétérinaire. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement

Il remplace depuis 2023 le BTSA Production horticole et forme à diriger des productions spécialisées : fruits, légumes, fleurs, plantes en pot, pépinière et végétalisation urbaine. Environ 1 800 heures réparties en huit blocs de compétences couvrent la conduite de cultures, la gestion des milieux de culture, l’organisation du travail et la stratégie de production, avec 12 à 16 semaines de stage ou l’apprentissage. Pour quel profil : les bacheliers STAV et professionnels agricoles en priorité, avec de bonnes bases scientifiques et une appétence pour le végétal. Débouchés : chef de culture, contremaître agricole, responsable de serre, conseiller agricole, technicien d’expérimentation, dans les exploitations spécialisées, coopératives, chambres d’agriculture, instituts techniques et collectivités ; salaires de départ de 1 900 à 2 400 euros brut selon le poste. L’insertion directe est l’objectif premier, la licence professionnelle ou la prépa ATS restent possibles. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Viticulture-œnologie

Ce BTSA forme des techniciens capables de conduire un vignoble et d’élaborer du vin. Les matières associent viticulture, œnologie, agronomie, biologie-écologie et physique-chimie à un tronc commun d’expression, de sciences économiques et de langue vivante, avec 12 à 16 semaines de stage et une possibilité d’alternance. Pour quel profil : surtout des bacheliers STAV, professionnels agricoles ou généraux scientifiques, curieux du terrain et de l’observation technique. Débouchés : technicien viticole, caviste, chef de culture, maître de chai, conseiller viticole, dans les exploitations, caves coopératives et entreprises de négoce ; poursuites possibles en licence professionnelle, certificat de spécialisation ou, pour les meilleurs, vers le Diplôme national d’œnologue à bac + 5. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Aquaculture

Rénové depuis 2024, ce BTSA forme à la conduite d’élevages en milieu aquatique : poissons, coquillages, algues et crustacés. Ses huit blocs de compétences couvrent la biologie et l’écologie des espèces élevées, la qualité de l’eau, le sanitaire, l’hydraulique, les équipements, l’économie et la gestion, avec au minimum 12 semaines de stage en voie scolaire ou l’apprentissage dès la première année, et des ateliers technologiques (fermes aquacoles, écloseries, aquariologie). Pour quel profil : des compétences solides en biologie et physique-chimie et une motivation réelle pour la production aquacole et les enjeux environnementaux ; les bacheliers STAV y accèdent régulièrement, aux côtés des bacs pro aquacoles qui disposent d’un quota. Débouchés : technicien aquacole, responsable d’élevage ou de site, conseiller technique, directeur de production, ou installation comme pisciculteur ou conchyliculteur, avec des salaires débutant autour de 2 020 euros brut. Seuls huit établissements proposent ce BTSA, avec des promotions de 15 à 30 places. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Développement de l’agriculture des régions chaudes

Le BTSA DARC forme des techniciens capables d’accompagner le développement agricole dans les régions tropicales, équatoriales ou subtropicales. Le programme associe enseignements généraux et professionnels : agroécologie tropicale, conduite des systèmes de culture et d’élevage, diagnostic territorial, développement local, avec 12 à 16 semaines de stage souvent réalisées dans les outre-mer ou à l’international. Pour quel profil : les titulaires d’un bac STAV, d’un bac professionnel agricole ou d’un bac général attirés par l’agriculture et l’environnement des régions chaudes. Débouchés : technicien en développement rural, agent de développement agricole, conseiller agricole en ONG, chef de culture ou technicien d’exploitation tropicale, dans les exploitations, chambres d’agriculture, organismes internationaux et coopératives ; poursuites possibles en licence professionnelle, en école d’ingénieurs agronomes ou en développement international. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Aménagements paysagers

C’est la formation post-bac la plus directe vers le métier de paysagiste. Sur deux ans, elle combine conception de jardins, connaissance des végétaux et techniques de réalisation des travaux paysagers, avec une alternance particulièrement valorisée dans le secteur. Pour quel profil : des candidats attirés par l’environnement, la botanique et les projets de création d’espaces extérieurs, curieux, organisés et dotés d’une bonne résistance physique. Débouchés : technicien paysagiste ou chef de chantier dans les entreprises d’aménagements paysagers et les collectivités, chargé de gestion des espaces verts ; la poursuite en licence professionnelle en génie végétal ou horticulture, ou dans une école nationale de paysage, ouvre les postes de concepteur paysagiste et de maître d’œuvre. Ce domaine de l’aménagement et de l’environnement attire 19 % des bacheliers STAV, selon les statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier ; l’espace d’initiative locale « aménagements et valorisation des espaces » suivi au lycée est un atout à signaler.

BTSA Gestion et protection de la nature

Le BTSA GPN forme en 1 740 heures des techniciens supérieurs de la biodiversité, autour de huit blocs de compétences : expertise naturaliste, gestion environnementale, éducation à la nature, concertation territoriale. Les matières centrales sont la biologie-écologie (145 heures), l’aménagement des espaces naturels (350 heures), les sciences économiques et la gestion (200 heures), la cartographie et les SIG, avec une large place aux sorties de terrain et aux chantiers réels, et 12 à 16 semaines de stage dans des réserves naturelles, syndicats de rivière ou associations. Pour quel profil : tous les bacs sont admis, avec 28 à 35 % des places réservées aux bacheliers professionnels agricoles ; les jurys recherchent un projet cohérent, de solides compétences scientifiques et une expérience de terrain, bénévolat associatif ou inventaires naturalistes. Débouchés : technicien gestionnaire d’espaces naturels, animateur nature, technicien de rivière, agent biodiversité, dans les collectivités, parcs naturels, conservatoires et entreprises de génie écologique ; poursuites en licence professionnelle (protection de l’environnement, géomatique, écotourisme), certificat de spécialisation ou second BTSA. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier, en documentant l’expérience de terrain.

BTSA Gestion forestière

Ce BTSA forme des techniciens capables de diagnostiquer des peuplements forestiers, de rédiger des plans de gestion durable et d’organiser des chantiers sylvicoles. Sur quatre semestres, il couvre la sylviculture, la dendrométrie, la cartographie SIG, l’aménagement forestier et la valorisation des ressources bois, avec des stages et une alternance largement proposée en CFA et en MFR. Pour quel profil : des compétences scientifiques solides en biologie et en mathématiques, une expérience de terrain et un projet forestier construit, au-delà du simple goût de la nature. Débouchés : technicien forestier à l’ONF, en coopérative ou en cabinet d’expertise, acheteur de bois, responsable d’exploitation ; poursuites en licence professionnelle, second BTSA, prépa post-BTSA vers les écoles d’ingénieurs ou admission parallèle en licence. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Gestion et maîtrise de l’eau (GEMEAU)

Le BTSA GEMEAU forme à la gestion de la ressource en eau et des réseaux : hydraulique, irrigation, traitement de l’eau potable et des eaux usées, aménagements hydrauliques. Pour quel profil : des bacheliers STAV sensibles aux enjeux de l’eau et de l’environnement, à l’aise en physique-chimie et en biologie. Débouchés : technicien du traitement de l’eau et des déchets, technicien de rivière, technicien en bureau d’études ou dans les services d’eau des collectivités et des entreprises spécialisées ; poursuites possibles en licence professionnelle dans les métiers de l’eau. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA BIOQUALIM (ex-Sciences et technologies des aliments)

Depuis 2023, le BTSA BIOQUALIM forme en environ 1 566 heures des techniciens supérieurs en transformation alimentaire : génie alimentaire, biochimie-microbiologie, génie industriel et gestion d’entreprise, complétés par 12 à 16 semaines de stage. Il développe des compétences en conduite d’ateliers de production, contrôle qualité sanitaire, innovation produits et management d’équipe. Pour quel profil : les bacheliers STAV, STL, STI2D, professionnels et généraux scientifiques, avec une attention portée à la motivation et à l’intérêt démontré pour l’agroalimentaire. Débouchés : conducteur de ligne, technicien qualité, responsable d’atelier, manager de proximité, chef de fabrication, dans les industries laitières, la transformation de la viande, les produits de la mer et les autres filières ; environ 50 % des diplômés poursuivent en licence professionnelle, licence générale, prépa ATS ou école d’ingénieurs agronomique. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier ; les notes de la spécialité Gestion des ressources et de l’alimentation et de physique-chimie sont regardées de près.

BTSA ANABIOTEC

Le BTSA Analyses agricoles biologiques et biotechnologiques forme des techniciens supérieurs de laboratoire capables de conduire un processus complet d’analyse. La formation couvre la microbiologie, la biochimie, la biologie moléculaire, les biotechnologies et la physique-chimie, avec une place centrale pour les travaux pratiques et 12 à 16 semaines de stage sur les deux années. Pour quel profil : des aptitudes scientifiques solides, de la rigueur et le goût du travail en équipe dans un environnement réglementé. Débouchés : technicien de laboratoire dans la santé, l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et la recherche ; la poursuite d’études est fréquente, en licence professionnelle ou en licence scientifique en L2 ou L3. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA ACS’Agri (ex-ACSE)

Le BTSA Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole, devenu ACS’Agri, est le seul BTSA généraliste : il forme au pilotage complet d’une entreprise agricole dans ses dimensions techniques, économiques, humaines et stratégiques. Ses 1 740 heures se répartissent en huit modules, dont cinq professionnels : conduite des systèmes, gestion administrative et financière, organisation du travail, pilotage stratégique, accompagnement du changement. L’alternance y est très répandue, souvent au rythme d’une semaine en centre et une semaine en entreprise, avec 12 à 16 semaines de stage en voie scolaire. Pour quel profil : un intérêt pour la conduite technique, la gestion d’entreprise et la transition écologique, une expérience de terrain (stage, travaux saisonniers, exploitation familiale), de l’autonomie et une capacité de décision. Débouchés : chef ou co-exploitant, le diplôme conférant la capacité professionnelle agricole, ou salarié comme chef de culture, conseiller agricole, technicien ou technico-commercial ; environ 45 % des diplômés poursuivent en certificat de spécialisation, licence professionnelle ou prépa ATS Bio. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier ; c’est le BTSA à viser pour préparer une installation.

BTSA Développement et animation de projets territoriaux (ex-DATR)

Depuis 2025, le BTSA DAPT remplace le BTSA Développement, animation des territoires ruraux et élargit son champ aux territoires urbains et périurbains. Ses huit modules couvrent le diagnostic territorial, la conduite de projets, la communication et l’animation collective, par une pédagogie de projet sur des commandes réelles, avec 12 à 16 semaines de stage et une alternance possible en CFA ou en MFR. Pour quel profil : les bacheliers STAV et les bacheliers professionnels SAPAT sont les premiers visés ; les jurys attendent de la curiosité pour les territoires, des capacités relationnelles, d’écoute et d’empathie. Débouchés : animateur ou coordonnateur de projet, animateur de territoire, chargé de développement local, dans les collectivités, associations et bureaux d’études, avec des salaires de départ de 1 840 à 2 000 euros brut ; le diplôme ouvre aussi les concours de catégorie B de la fonction publique territoriale, et les poursuites se font en licence professionnelle en développement territorial ou en licence de géographie et aménagement. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Génie des équipements agricoles

Le BTSA GDEA forme des spécialistes des agroéquipements : tracteurs, machines de récolte, systèmes connectés et robotique. La formation combine mécanique, hydraulique, électronique embarquée et robotique avec le conseil et la commercialisation, en huit blocs de compétences, et l’apprentissage y est très courant. Pour quel profil : les bacheliers STAV et STI2D en priorité, avec un intérêt démontré pour les technologies agricoles et l’agroécologie. Débouchés : technicien de maintenance, technico-commercial, chef d’atelier, démonstrateur, conseiller en agroéquipement, dans une filière qui représente 185 000 emplois ; 30 à 40 % des diplômés poursuivent en licence professionnelle en agroéquipements, en BUT ou en prépa ATS. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTSA Technico-commercial

Le BTSA Technico-commercial forme des commerciaux qui maîtrisent à la fois la technique du produit et la négociation. Il se décline en cinq options : alimentation et boissons ; biens et services pour l’agriculture ; produits de la filière forêt-bois ; univers jardins et animaux de compagnie ; vins, bières et spiritueux. En option biens et services pour l’agriculture, la formation allie agronomie, zootechnie et agroéquipement à la négociation, la prospection et la gestion de points de vente, avec 12 à 16 semaines de stage dont un stage principal de 8 semaines minimum en structure commerciale, ou l’alternance dès la première année. Pour quel profil : aisance orale, goût du contact et intérêt pour le secteur agricole, les bacheliers STAV et professionnels étant prioritaires. Débouchés : technico-commercial itinérant, attaché commercial en matériel agricole, responsable de dépôt, conseiller de vente en libre-service agricole, dans les coopératives, négoces et fabricants ; en option vins, bières et spiritueux, caviste, chef de rayon, courtier en vins ou commercial import-export, avec des salaires de départ de 1 600 à 3 100 euros brut selon le poste. Le commerce et la gestion accueillent 16 % des bacheliers STAV. Poursuites : licence professionnelle en commerce agricole, BUT Techniques de commercialisation, écoles de commerce spécialisées en agrobusiness. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier, l’option étant choisie dès la candidature, établissement par établissement.

BTS Bioanalyses et contrôles

Hors ministère de l’Agriculture, le BTS Bioanalyses et contrôles forme en deux ans des techniciens supérieurs capables de réaliser des bioanalyses et des contrôles en laboratoire, autour de trois domaines, biochimie, microbiologie, biologie cellulaire et moléculaire, avec environ 14 heures de travaux pratiques par semaine et 14 semaines de stage. Pour quel profil : la formation vise d’abord les bacheliers STL, ST2S, professionnels de laboratoire et généraux scientifiques, rigoureux et attirés par l’expérimentation ; un bachelier STAV doit donc montrer un dossier scientifique solide. Débouchés : technicien de laboratoire dans l’agroalimentaire, la pharmacie, la cosmétique et l’environnement ; poursuites en licence professionnelle, licence générale ou prépa ATS. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier, après vérification des attendus de chaque lycée.

BTS Bioqualité

Le BTS Bioqualité forme des techniciens supérieurs au management de la qualité appliqué aux bio-industries, à la santé et à l’environnement, en quatre blocs : management de la qualité, bioexpertise, pratiques opérationnelles en atelier et en laboratoire, communication professionnelle, complétés par l’anglais, les mathématiques et la physique-chimie, avec 12 à 13 semaines de stage et une alternance possible dès la première année. Pour quel profil : un élève rigoureux et méthodique, à l’aise en sciences biologiques et sensible aux enjeux de sécurité sanitaire. Débouchés : technicien qualité, qualiticien, responsable QHSE, contrôleur qualité dans l’agroalimentaire, la pharmacie, la cosmétique et les établissements de santé, avec des salaires de départ de 1 800 à 2 000 euros brut ; la majorité des diplômés s’insèrent directement, la licence professionnelle ou l’école d’ingénieurs restant possibles. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BTS Techniques et services en matériels agricoles

Le BTS TSMA forme des techniciens spécialisés dans la maintenance, le diagnostic, l’adaptation et le service après-vente des matériels agricoles, en associant culture générale, anglais et mathématiques à la mécanique, l’hydraulique, l’électronique embarquée et l’organisation de l’après-vente, avec un stage obligatoire de 6 à 8 semaines en fin de première année et une alternance fréquente chez les concessionnaires. Pour quel profil : d’abord les bacheliers professionnels Agroéquipement, puis les bacheliers STI2D et STAV, intéressés par la maintenance et les nouvelles technologies, autonomes et à l’aise en équipe. Débouchés : technicien après-vente, mécanicien agricole, chef d’atelier, technico-commercial, dans un secteur où plusieurs milliers de postes sont à pourvoir ; poursuites en licence professionnelle, certificat de spécialisation ou prépa ATS avec un bon dossier. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier.

BUT Génie biologique

Un seul BUT s’inscrit dans la continuité du bac STAV : le BUT Génie biologique, en trois ans dans les IUT, qui forme des techniciens supérieurs capables de réaliser des analyses biologiques et biochimiques, de suivre des procédés et de piloter le contrôle qualité. La première année pose un socle commun en biologie cellulaire, microbiologie, biochimie, chimie et statistiques, avec environ 40 % de travaux pratiques ; la spécialisation intervient en deuxième année parmi cinq parcours : agronomie, sciences de l’aliment et biotechnologie, biologie médicale et biotechnologie, diététique et nutrition, sciences de l’environnement et écotechnologies. Deux stages obligatoires, 8 semaines en deuxième année et 14 à 17 semaines en troisième, et l’alternance possible à partir de la deuxième année. Pour quel profil : de bonnes bases en biologie et en physique-chimie ; les bacheliers STAV et STL disposent de quotas réservés. Débouchés : technicien de laboratoire, assistant ingénieur, technicien contrôle qualité ou production, auditeur qualité, dans les laboratoires, hôpitaux, agroalimentaire, pharmacie et environnement, avec des débuts autour de 1 800 à 2 000 euros brut ; poursuites en master, en école d’ingénieurs par admission parallèle. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier (bulletins de première et de terminale, fiche Avenir, projet de formation motivé), parfois complété d’un entretien ou d’un test selon les IUT ; 50 % des places sont réservées aux bacheliers technologiques, et un bachelier technologique avec mention Bien ou Très Bien peut être admis automatiquement.

Prépa TB, écoles d'ingénieurs et écoles vétérinaires : les voies longues après un bac STAV

Pour les bacheliers STAV dotés d’une solide culture scientifique, trois voies mènent à bac + 5 et au-delà : la classe préparatoire TB, les écoles d’ingénieurs en agronomie et agroalimentaire qui recrutent après le bac, et les écoles vétérinaires.

La classe préparatoire TB (Technologie et biologie)

La CPGE TB est une classe préparatoire scientifique publique en deux ans, réservée exclusivement aux bacheliers STAV et STL. Elle prépare aux concours Agro, Véto et ENS Paris-Saclay ainsi qu’à quelques écoles d’ingénieurs spécialisées, et donc aux écoles d’ingénieurs agronomes, aux écoles de biotechnologies et aux écoles nationales vétérinaires. Le programme combine biotechnologies, SVT, physique-chimie et mathématiques, à raison de 6 heures hebdomadaires chacune, complétées par 10 heures de travaux pratiques et un devoir surveillé de 3 heures chaque semaine, puis français-philosophie, anglais, informatique et géographie. Pour quel profil : des résultats homogènes de bon niveau en sciences, la régularité du travail comptant davantage que l’excellence ponctuelle. Une douzaine de lycées la proposent pour environ 500 étudiants ; huit sont recensés sur Parcoursup. En 2025, le lycée La Martinière Duchère à Lyon offrait 32 places pour 377 candidats, le lycée Pierre-Gilles de Gennes à Paris 30 places pour 340 candidats, le lycée Ozenne à Toulouse 30 places pour 355 candidats, le lycée Jean Rostand à Strasbourg 32 places pour 321 candidats. Les lycées agricoles Théodore Monod au Rheu (23 places, 277 candidats) et Le Chesnoy à Amilly (24 places, 283 candidats), ainsi que les lycées Marie Curie à Marseille (17 places, 204 candidats) et Valentine Labbé à La Madeleine (16 places, 238 candidats) complètent l’offre ; le taux d’accès s’établit autour de 55 à 60 %. Débouchés : ingénierie agroalimentaire et agronomique, écoles nationales vétérinaires, recherche ou enseignement selon le concours réussi. Comment candidater : vœu Parcoursup sur dossier scolaire, sans entretien oral dans la plupart des établissements ; les bulletins de mathématiques, de physique-chimie et des spécialités du bac pèsent le plus.

Les écoles d’ingénieurs en agriculture et agroalimentaire

Plusieurs écoles d’ingénieurs du vivant recrutent directement après le bac et ouvrent leurs portes aux bacheliers STAV. L’ESA d’Angers, qui forme 3 200 étudiants en agronomie, environnement et alimentation sur ses campus d’Angers et de Paris, accueille explicitement les bacheliers STAV, via le concours Puissance Alpha pour son cursus d’ingénieur en cinq ans et via Parcoursup pour son Bachelor Agroécologie et systèmes alimentaires de grade licence. L’EI Purpan à Toulouse, l’ISA de Lille et l’ISARA de Lyon passent par la procédure France Agro 3. L’annuaire Thotis des cycles ingénieurs post-bac montre l’écart entre les voies : à l’ISARA, la voie générale comptait 150 places pour 575 candidats en 2025, la voie technologique 10 places pour 47 candidats. L’Institut Agro Rennes-Angers proposait 55 places pour 207 candidats dans sa formation d’ingénieur en agroalimentaire. L’ISTOM, spécialisée dans l’agro-développement international, et UniLaSalle figurent également dans les listes régionales. Pour quel profil : une solide culture scientifique, un projet tourné vers les transitions agroécologiques et alimentaires, et une bonne capacité de travail. Débouchés : ingénieur agronome, conseiller agricole, technico-commercial, responsable de filière alimentaire, dans l’agriculture durable, l’agroalimentaire, l’environnement, le commerce agricole et le conseil. Comment candidater : via Parcoursup, dans le cadre du concours Puissance Alpha pour l’ESA et de la procédure France Agro 3 pour Purpan, l’ISA et l’ISARA, sur dossier complété d’épreuves ou d’un entretien selon les écoles ; certaines, comme l’ISARA, ouvrent une voie dédiée aux bacheliers technologiques.

Les écoles vétérinaires

La France compte quatre écoles nationales vétérinaires, l’EnvA à Maisons-Alfort, VetAgro Sup à Lyon, Oniris à Nantes et l’ENVT à Toulouse, ainsi qu’un établissement privé habilité, UniLaSalle à Rouen. Le cursus dure six à sept ans, avec un cycle pré-clinique centré sur les sciences fondamentales puis un cycle clinique incluant des rotations en hôpital universitaire, en élevage et dans la filière agroalimentaire, jusqu’au diplôme d’État de docteur vétérinaire. Plusieurs voies d’accès coexistent : le concours post-bac via Parcoursup, la prépa BCPST, l’admission après une licence scientifique en L2 ou L3, ou des concours dédiés après un BTSA ou un BUT complétés par une prépa ATS biologie. Pour un bachelier STAV, la voie classique vers les écoles nationales passe par la prépa TB puis le concours. Sur Parcoursup, l’annuaire des écoles vétérinaires recense six formations réparties dans cinq régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Normandie, Occitanie, Pays de la Loire), dont certaines écoles privées admettent directement des bacheliers STAV. Pour quel profil : un très bon niveau scientifique, de l’endurance et un projet construit autour du soin animal. Débouchés : vétérinaire en clinique ou en élevage, fonction publique vétérinaire, recherche, ou métiers connexes accessibles par des formations plus courtes comme auxiliaire spécialisé vétérinaire ou soigneur animalier. Comment candidater : pour les écoles nationales, par le concours à l’issue de la prépa TB ou après un BTSA avec prépa ATS ; pour les écoles privées ouvertes aux bacheliers STAV, par un vœu Parcoursup, selon les modalités propres à chaque établissement.

Les formations après un bac STAV en chiffres
0
BTSA accessibles
0
classes préparatoires TB
0
formations vétérinaires sur Parcoursup

16 BTSA, 8 prépas TB et 6 formations vétérinaires sur Parcoursup : le bac STAV ouvre des parcours courts comme des parcours longs.

Licences, licences professionnelles et métiers : l'université après un bac STAV

L’université n’est pas la voie privilégiée des bacheliers STAV, mais elle reste ouverte à ceux qui veulent approfondir la biologie ou la chimie avant de se spécialiser.

Licence Sciences de la vie

La licence Sciences de la vie explore le vivant à toutes les échelles : biologie cellulaire, génétique, biochimie, microbiologie, physiologie et écologie, avec les mathématiques, la physique et la chimie comme outils. Elle s’organise en six semestres, une première année en portail pluridisciplinaire, une deuxième année de personnalisation, une troisième année de spécialisation (biotechnologies, écologie, santé, enseignement), avec une place importante pour les travaux pratiques et les sorties de terrain. Pour quel profil : de solides compétences scientifiques en analyse et en raisonnement, un niveau B en anglais et une réelle capacité à organiser son travail dans la durée ; le parcours optimal reste le bac général scientifique, ce qui impose à un bachelier STAV un dossier scientifique sans faille. Avec 62 formations recensées, c’est la licence de biologie la plus répandue et l’une des plus demandées : 130 places pour 9 520 candidats à Paris Cité en 2025, 320 places pour 8 675 candidats à Sorbonne Université, 660 places pour 4 415 candidats à Strasbourg, 450 places pour 5 003 candidats à Montpellier. Débouchés : à bac + 3, technicien de laboratoire, assistant-ingénieur, technicien contrôle qualité, animateur scientifique ; mais la majorité poursuit en master (biologie, biologie-santé, écologie, biotechnologies), en école d’ingénieurs en agronomie, vers les concours vétérinaires et agronomiques en voie B, ou en master MEEF.

Licence Sciences de la vie et de la Terre (SVT)

Licence généraliste, la licence SVT associe les sciences de la vie (biologie, écologie) et les sciences de la Terre (géologie, géosciences), autour du comportement des animaux et des végétaux dans leur environnement et des phénomènes liés à l’activité de la planète. Le cursus s’organise en six semestres, avec un tronc commun en première année puis une spécialisation progressive en biologie-écologie, environnement ou géosciences, et une place importante pour les travaux pratiques et les stages de terrain. Pour quel profil : un lycéen curieux du vivant et de la planète, à l’aise avec les matières scientifiques ; la formation est non sélective sur le papier mais demande des bases solides. Vingt-six formations sont recensées dans quinze régions ; en 2025, l’université Claude Bernard Lyon 1 offrait 560 places pour 5 279 candidats, Paris Cité 43 places pour 2 511 candidats, Aix-Marseille (Luminy) 110 places pour 1 729 candidats et l’université de Bretagne Sud à Lorient 112 places pour 1 234 candidats. Débouchés : après la licence seule, technicien de laboratoire, chargé d’études environnement ou assistant ingénieur ; l’objectif réel est la poursuite en master (biologie, écologie, géosciences), en master MEEF ou en école d’ingénieurs par admission parallèle.

Licence Chimie

La licence Chimie fournit en trois ans les enseignements fondamentaux de la discipline : chimie analytique, chimie organique, chimie générale, radiochimie, avec les travaux pratiques de laboratoire au cœur du cursus. Une variante, la licence Chimie, sciences de la vie, combine à parts égales chimie et biologie cellulaire, moléculaire, génétique et microbiologie. Pour quel profil : des bacheliers ayant suivi physique-chimie et SVT, rigoureux, autonomes et attirés par l’expérimentation ; pour un bachelier STAV, elle demande un bon niveau en physique-chimie. Une quarantaine de formations existent. À Paris, Sorbonne Université proposait 95 places pour 1 241 candidats en 2025 et Paris Cité 64 places pour 3 469 candidats ; Clermont Auvergne (portail chimie-biologie) 300 places pour 2 026 candidats, Versailles Saint-Quentin 257 places pour 3 182 candidats. Débouchés : technicien de laboratoire ou chimiste, assistant-ingénieur, contrôle qualité, technicien R&D dans la pharmacie, l’agroalimentaire, la cosmétique et l’environnement ; le master reste le cursus standard visé, avec l’école d’ingénieurs en admission parallèle, la licence professionnelle ou le master MEEF.

Comment candidater en licence après un bac STAV ?

L’accès aux licences se fait après le bac via Parcoursup. Elles sont en principe non sélectives, mais celles dont la capacité d’accueil est limitée classent les candidatures, ce qui est le cas des licences de biologie des grandes villes citées plus haut. Les universités examinent le dossier scolaire, les notes dans les matières clés, la cohérence du projet motivé et, parfois, organisent un entretien. Une admission parallèle en deuxième ou troisième année reste possible pour les étudiants en réorientation, notamment après un BTSA.

Les licences professionnelles

La licence professionnelle est une formation en un an, de niveau bac + 3 (180 crédits ECTS), accessible après un bac + 2 : deuxième année de licence validée, BTSA, BTS ou deuxième année de BUT. Là où la licence générale offre une formation théorique et polyvalente, la licence professionnelle prépare à un métier précis et vise une insertion rapide, avec un fort volume de stage et, dans la plupart des cas, la possibilité de suivre l’année en alternance, en immersion dans une entreprise, une exploitation ou une coopérative. Plus de 170 mentions existent à l’échelle nationale, et le secteur agricole y est bien représenté.

Pour un bachelier STAV, c’est la poursuite d’études la plus fréquente après un BTSA, souvent en lien avec la spécialité suivie : Gestion des organisations agricoles et agroalimentaires pour prolonger un BTSA ACS’Agri ou Technico-commercial ; Management de l’entreprise agricole pour préparer une installation ou une fonction de responsable d’exploitation ; Métiers de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, parcours Agricultures urbaines et périurbaines, pour les profils issus de l’aménagement ou du développement des territoires ; licences professionnelles en génie végétal, en horticulture, en protection de l’environnement, en géomatique, en aquaculture durable, en agroéquipements ou en commerce agricole, selon le BTSA d’origine ; ou encore des licences tournées vers les productions animales et végétales et l’agronomie. Comment candidater : la licence professionnelle ne passe pas par Parcoursup. Le dossier de candidature est déposé directement auprès de l’université, en général au printemps de l’année de bac + 2, et la sélection repose sur le dossier, complété selon les établissements par un entretien de motivation et des tests ; en alternance, la signature d’un contrat avec un employeur conditionne l’inscription définitive. À l’issue de la licence professionnelle, l’insertion est la voie attendue, mais une poursuite en master universitaire ou en école spécialisée reste possible si le projet est cohérent.

Quels métiers après un bac STAV ?

Les métiers se déclinent autour de l’agriculture, du paysage et de l’agroalimentaire. Selon les statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur, 26 % des bacheliers STAV s’orientent vers l’agriculture, 19 % vers l’aménagement et l’environnement et 16 % vers le commerce et la gestion. Les métiers accessibles à l’issue des études comprennent, côté production, exploitant agricole, chef de culture, responsable d’élevage, conseiller en chambre d’agriculture, contrôleur laitier et aquaculteur ; côté aménagement, concepteur paysagiste, technicien d’aménagements paysagers, chargé de gestion des espaces verts, technicien forestier, technicien de rivière et technicien du traitement de l’eau et des déchets ; côté agroalimentaire, chef de fabrication, conducteur de ligne, contrôleur qualité et commercial ; et, dans les territoires, chargé de développement local.

Conseils Thotis : construire son dossier Parcoursup après un bac STAV

Diversifiez vos vœux entre BTSA, BTS, BUT et, si votre niveau scientifique le permet, prépa TB ou école d’ingénieurs : les critères d’examen sont proches, mais les taux d’accès diffèrent fortement d’une formation à l’autre. Utilisez l’indicateur de sélectivité des annuaires Thotis et les volumes de places et de candidats cités dans cet article pour équilibrer vœux ambitieux et vœux de sécurité. Multipliez les établissements pour un même BTSA, car l’offre est répartie sur tout le territoire et la sélectivité varie selon les lycées. Soignez le projet de formation motivé en le reliant à votre expérience du monde agricole, stages, exploitation familiale, engagement associatif ou espace d’initiative locale suivi au lycée ; le générateur de lettres de motivation Thotis aide à le structurer. Veillez à la régularité du dossier dans les spécialités Gestion des ressources et de l’alimentation et Territoires et technologie, mais aussi en mathématiques et en physique-chimie si vous visez la prépa TB ou une école d’ingénieurs. Renseignez la rubrique Activités et centres d’intérêt avec vos stages en exploitation ou en entreprise. Vérifiez pour les BTS hors agriculture et pour les écoles les attendus publiés sur Parcoursup. Enfin, préparez l’entretien demandé par certaines écoles d’ingénieurs et écoles vétérinaires privées.

Du BTSA à l’école d’ingénieurs, de la prépa TB à l’école vétérinaire, le bac STAV conduit à des formations concrètes, majoritairement publiques, vers les métiers de l’agriculture, de l’environnement et de l’agroalimentaire. La clé réside dans l’adéquation entre le domaine choisi, production, aménagement, transformation ou services, et le métier visé.