Fin du PASS/L.AS en 2027 : ce qui change pour l'accès aux études de médecine

Fin du PASS/L.AS en 2027 : ce qui change pour l’accès aux études de médecine

À compter de la rentrée 2027, l’accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie (MMOPK) devrait passer par une voie unique, probablement baptisée Licence Portail-Santé. Cette réforme, qui met fin au double dispositif PASS/L.AS, promet un parcours plus lisible et plus équitable, mais aussi une sélection renforcée. Décryptage à partir de l’analyse de Médisup, prépa médecine.

Par La Rédaction

 

 

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Foire aux questions (FAQ) - Fin du PASS et de la L.AS en 2027

Quand le PASS et la L.AS vont-ils disparaître ?

Le double dispositif PASS/L.AS doit laisser place à une voie d’accès unique aux études de santé à partir de septembre 2027. Les étudiants qui entrent en PASS ou en L.AS en septembre 2026 constituent la dernière cohorte de l’ancien régime. Leur année et leurs règles de sélection restent organisées selon le système actuel.

Pourquoi le gouvernement supprime-t-il le PASS et la L.AS ?

Les deux voies actuelles ont des programmes et des conditions de concours différents, et toutes les universités ne proposent pas les deux formules, ce qui crée une inégalité territoriale entre candidats. La réforme vise des parcours plus compréhensibles et plus équitables, tout en préservant la diversification des profils étudiants et la sécurisation de la continuité des parcours.

Qu'est-ce que la Licence Portail-Santé (LPS) ?

C’est le nom pressenti de la future voie unique d’accès aux études de santé. Elle repose sur une première année unique, harmonisée à l’échelle nationale, articulée autour de trois blocs d’enseignement communs : la santé, la discipline de licence et les enseignements transversaux.

Quelles filières sont concernées par la réforme de 2027 ?

La réforme concerne l’accès aux filières MMOPK : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.

Combien de fois pourra-t-on candidater aux filières MMOPK ?

Les étudiants disposeront de deux fenêtres de candidature : une première à l’issue de la première année, avec 80 % des places qui leur seront réservées, et une seconde à l’issue de la deuxième année de licence, selon des modalités qui restent à définir.

Pourra-t-on encore choisir entre le PASS et la L.AS ?

Non. Avec la voie unique, il n’y aura plus de stratégie consistant à choisir la voie la plus adaptée à son profil. Tous les étudiants d’une même université passeront les mêmes épreuves, et la différence se jouera sur l’anticipation du nouveau programme et sur une préparation engagée le plus tôt possible.

Que change la réforme pour les étudiants qui entrent en PASS ou en L.AS en 2026 ?

Rien directement. Leur année 2026-2027 et les règles de sélection pour leur admission en deuxième année de MMOPK à la rentrée 2027 restent organisées selon les règles PASS/L.AS et les modalités arrêtées par leur université. Un point de vigilance subsiste : en cas de non-admission, la continuité du parcours et la possibilité d’une seconde candidature devront être garanties par les décrets d’application de la réforme.

La sélection en médecine sera-t-elle plus facile après la réforme ?

Non. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, seul un étudiant sur quatre réussit aujourd’hui le concours de médecine. La réforme ne devrait rien changer à cette sélectivité, mais placer tous les candidats sur un pied d’égalité, dans un environnement potentiellement encore plus compétitif.

La réforme peut-elle être reportée à 2028 ?

La rapidité de mise en œuvre souhaitée par le gouvernement inquiète les doyens d’universités, qui plaident pour un report de la réforme à la rentrée 2028. Les modalités d’application devront en tout état de cause être précisées suffisamment tôt pour permettre à chacun de s’y préparer.

Comment se préparer aux études de santé quand on est lycéen ?

L’anticipation devient la clé : consolider ses bases scientifiques, acquérir des méthodes de travail propres aux filières MMOPK et construire une orientation éclairée dès la Première ou la Terminale. Pour y voir plus clair, tu peux aussi télécharger le guide PASS/LAS Thotis.

Réforme des études de santé : la Licence Portail-Santé remplacera le PASS et la L.AS dès 2027

Malgré l’attrait constant qu’exercent les carrières de santé, y accéder relève parfois du parcours du combattant pour les étudiants comme pour leurs familles. En quinze ans, le dispositif d’entrée a pourtant déjà été réformé à deux reprises, sans parvenir à dissiper la complexité du système.

Aujourd’hui, deux portes d’entrée coexistent : le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) et la L.AS (Licence avec option Accès Santé). Leurs programmes diffèrent, tout comme leurs conditions de concours. Surtout, toutes les universités ne proposent pas les deux formules, ce qui crée une inégalité de fait entre candidats selon leur territoire. C’est précisément cette hétérogénéité que le gouvernement entend corriger, sans renoncer au niveau d’exigence propre à ces formations d’excellence.

L’objectif affiché de la réforme est double : rendre ces parcours plus compréhensibles et plus équitables, notamment en limitant les inégalités territoriales, tout en préservant les acquis du système actuel, à savoir la diversification des profils étudiants et la sécurisation de la continuité des parcours.

La réforme PASS/L.AS 2027 : ce qui change concrètement

À partir de septembre 2027, le double système laissera donc place à une voie d’accès unique aux études de santé, dont le nom pressenti est Licence Portail-Santé (« LPS »).

Le nouveau modèle présenté par le gouvernement repose sur une première année unique, harmonisée à l’échelle nationale. Elle s’articulera autour de trois blocs d’enseignement communs : la santé, la discipline de licence et les enseignements transversaux.

Côté candidatures, les étudiants disposeront de deux fenêtres pour postuler aux filières MMOPK. Une première à l’issue de la première année, avec 80 % des places qui leur seront réservées. Une seconde à l’issue de la deuxième année de licence, selon des modalités qui restent à définir. Cette voie unique devrait constituer une simplification attendue de longue date.

La réforme PASS/L.AS 2027 en chiffres
0
rentrée de la voie unique d'accès
0
blocs d'enseignement communs
0
%
des places réservées à la première candidature

Dès la rentrée 2027, la première année unique s’articulera autour de 3 blocs d’enseignement communs et 80 % des places en filières MMOPK seront réservées aux candidats de première année.

Des questions en suspens et un calendrier contesté

Le basculement d’un système à l’autre soulève néanmoins des interrogations concrètes : quelles seront précisément les modalités de sélection dans chaque université ? Les programmes seront-ils adaptés à temps ? Y aura-t-il suffisamment de professeurs ?

En fusionnant les deux voies actuelles, le nouveau dispositif devrait renforcer la compétition, puisque tous les étudiants d’une même université passeront désormais les mêmes épreuves.

La rapidité de mise en œuvre souhaitée par le gouvernement inquiète par ailleurs les doyens d’universités, qui plaident pour un report de la réforme à la rentrée 2028. D’où l’impératif, souligné par Médisup, de préciser suffisamment tôt les modalités d’application pour permettre à chacun de s’y préparer.

2026-2027, une année charnière pour deux générations d'étudiants

Spéciale, l’année universitaire qui s’ouvre verra coexister la dernière promotion recrutée sous le régime PASS/L.AS et les lycéens qui se préparent déjà à intégrer le nouveau dispositif en 2027. Réussir cette réforme suppose donc d’accompagner simultanément ces deux générations : sécuriser le parcours de ceux qui restent soumis aux règles actuelles et donner dès maintenant aux futurs étudiants les informations, les méthodes et les outils nécessaires.

La dernière promotion PASS/L.AS n’est pas directement concernée

Les étudiants qui entrent en PASS ou en L.AS en septembre 2026 constituent la dernière cohorte de l’ancien régime. Leur année 2026-2027, comme les règles de sélection pour leur admission en deuxième année de MMOPK à la rentrée 2027, resteront organisées selon les règles PASS/L.AS et les modalités arrêtées par leur université. La nouvelle voie d’accès ne modifiera donc pas directement leur première année, et l’enjeu immédiat demeure inchangé pour eux.

Un point de vigilance subsiste toutefois : en cas de non-admission après une première candidature, la continuité de leur parcours et la possibilité d’une seconde candidature devront être garanties. Les conditions transitoires applicables à partir de la rentrée 2027 devront être explicitées par les décrets d’application de la réforme. Médisup souhaite que ces textes soient publiés suffisamment en amont pour éviter toute rupture d’information ou de parcours pour les étudiants concernés.

Pour les lycéens, l’anticipation devient la clé

Les élèves qui entrent en Première ou en Terminale en 2026 doivent, quant à eux, pouvoir se projeter dans la réforme sans subir l’incertitude qui l’entoure. Aujourd’hui, seul un étudiant sur quatre réussit le concours de médecine, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. La réforme ne devrait rien changer à cette sélectivité, mais placer tous les candidats sur un pied d’égalité.

Conséquence directe : il n’y aura plus de « stratégie » possible consistant à choisir la voie la plus adaptée à son profil. La différence se jouera uniquement sur l’anticipation du nouveau programme et sur une préparation engagée le plus tôt possible.

Un redoublement de nouveau autorisé ?

Contrairement au PASS, qui l’interdisait, la future première année devrait rouvrir la possibilité de redoubler. Ce droit resterait toutefois très encadré : il serait réservé aux étudiants ayant validé au moins 70 % des enseignements du bloc santé et 70 % de ceux du bloc disciplinaire. Le redoublement n’ouvrirait par ailleurs droit qu’à une seule candidature supplémentaire aux filières MMOPK, et non à des tentatives illimitées. Les étudiants non admis à l’issue de la première année conserveraient une seconde chance en fin de L2, où environ 20 % des places de deuxième année leur seraient réservées. Enfin, des passerelles à partir de bac+3 sont envisagées pour les vocations tardives et les reconversions venues du secteur paramédical.

Le rôle de Médisup dans l'accompagnement des étudiants en médecine

Face à ce bouleversement, Médisup a d’ores et déjà adapté, dès cette rentrée 2026, ses parcours dédiés aux lycéens. L’objectif est de les aider à consolider leurs bases scientifiques, à acquérir des méthodes de travail propres aux filières MMOPK et à construire une orientation éclairée. Ces dispositifs évolueront au fil de la publication des textes réglementaires et de leurs déclinaisons universitaires.

Tout au long de cette année charnière, le groupe apportera un soutien renforcé aux lycéens de Première et de Terminale ainsi qu’à leurs familles, notamment lors des principales échéances de Parcoursup, afin de leur fournir des informations actualisées et de les aider à mesurer les conséquences concrètes de la réforme. Médisup développe également des partenariats avec plusieurs lycées pour y proposer des interventions d’information ou des cours dédiés aux futurs étudiants des filières MMOPK.

« Cette année de transition doit être une année d’anticipation »

Pour Jean-Charles Brandély, président de Médisup, la réforme va dans le bon sens :

« La mise en place de la Licence Portail-Santé rend enfin l’accès aux études de santé plus simple et plus lisible. Néanmoins, le principe de sélection perdurera : tous les étudiants seront placés sur un même pied d’égalité, dans un environnement potentiellement encore plus compétitif.« 

Jean-Charles Brandély – Président – Médisup

Le dirigeant insiste sur la double responsabilité de son groupe : « continuer à accompagner avec exigence et bienveillance les futurs professionnels de santé engagés en PASS et en L.AS, tout en préparant dès maintenant les lycéens qui entreront dans le nouveau dispositif en 2027 ». Et de conclure : « Cette année de transition doit être une année d’anticipation : c’est la condition pour que la simplification annoncée se traduise réellement par plus d’équité et de réussite pour les étudiants. »