Master Droit Fiscal

Après l’obtention d’un bac S, Lise s’est orientée vers la faculté de droit à Metz. Après avoir obtenu une licence en droit des entreprises elle s’est dirigée vers un Master Droit Fiscal, elle est actuellement en Master 1. 

 

Peux-tu nous présenter le Master Droit Fiscal ?

Le Master Droit Fiscal est assez récent au sein de cette faculté. C’est un bon tremplin vers les Masters 2 Droit Fiscal. Ce master est assez diversifié, il réunit autant le droit fiscal, que le droit des affaires, ainsi que du droit public et du droit civil. Il touche vraiment le droit d’une manière générale. 

 

À qui s’adresse le Master Droit Fiscal ?

Il peut autant s’adresser à des personnes sortant de licence en droit public, qu’à des étudiants ayant étudié le droit des affaires. Cependant ceci n’est pas réservé qu’aux étudiants en droit. Certaines personnes ayant obtenu une licence en Administration, Economique et Social (AES) peuvent accéder au Master droit fiscal. 

 

As-tu eu des difficultés d’adaptation, après ta licence ? 

Le Master droit fiscal n’est pas très différent de la licence. Cependant, le monde professionnel s’approchant à grand pas, il est très important de se responsabiliser. La grosse difficulté a été l’absence de TD. Ainsi que, l’appréhension du partiel, ne pas savoir ce qui allait pouvoir tomber. Les cours magistraux ont un peu changé, les enseignants ont été obligés de s’adapter pour éviter les lacunes de pratique. Beaucoup de cas pratiques ont été donnés en cours, avec des corrections détaillées. Merci pour cette adaptation. 

Enfin, la deuxième difficulté que j’ai pu ressentir sont les débuts en droit fiscal. En licence, nous n’avions vu que des introductions de fiscalité, nous n’avions que quelques bases. Les termes très spécifiques, la difficultés de certains points, ont nécessité un temps d’adaptation au début du Master droit fiscal. 

 

Quelle est la charge de travail ?

Pour ne pas se mentir, la charge de travail est très importante en Master droit fiscal, surtout en raison de l’absence de TD. Il faut réussir à développer les points importants des cours magistraux sans avoir la possibilité de les developper en travaux dirigés. Le point positif de ce Master droit fiscal c’est le fait d’être en effectif réduit dans certaines matières, ce qui permet d’être plus proche des enseignants et de pouvoir aborder des points plus précis. 

 

Qu’as-tu appris et aimé pendant ce Master Droit Fiscal ?

En Master droit fiscal, il y a des matières intéressantes comme la fiscalité personnelle ou le contentieux fiscal. Le fiscal est une matière qui rejoint énormément le public, j’ai donc été obligé de me remettre à niveau sur certaines notions. 

L’arrivée en master réduit les effectifs, cela permet de se retrouver dans des salles en petit comité. La proximité avec les enseignants est très appréciable. Ils sont vraiment là pour t’aider, te conseiller. Ils sont beaucoup plus à l’écoute, notamment pour l’aide de la rédaction du mémoire, ou de l’orientation future. 

 

Quelles sont les matières du Master Droit Fiscal ?

Il n’y a pas réellement de matières mineures, toutes les matières ont le même coefficient. Cependant à la différence de certains masters, il n’y a pas de choix d’option.

Au premier semestre, la fiscalité du patrimoine est abordée, elle traite de quatre grands chapitres : l’Imposition sur la Fortune Immobilière (IFI) remplaçant l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), les droits de successions/donations, la fiscalité locale comprenant la taxe d’habitation, les taxes foncières, et enfin les revenus fonciers. 

Le droit fiscal des entreprises au premier semestre traite essentiellement de l’impôt sur les sociétés. En abordant le domaine de l’IS, sa territorialité, et son assiette. Au second semestre, la TVA va être abordée. Une matière très importante que ce soit pour les fiscalistes ou pour les étudiants en droit des affaires. 

Le contentieux fiscal est une matière très interessante et importante du fait que les contentieux fiscaux sont traités soit par le juge judiciaire ou le juge administratif. Les droits de successions, sont suivis par le droit patrimonial approfondi. Ces deux matières se recoupent avec les droits de successions/donations (fiscalité). 

D’autres matières sont abordées comme le droit pénal des affaires, le droit de la concurrence qui rejoint la fiscalité de l’Union Européenne. Le droit de la distribution, les finances publiques suivies des finances locales. 

 

Quelles sont les spécialités possibles en Master Droit Fiscal ? 

Ce master ne permet pas de prendre d’options, il s’impose donc dans le choix des matières. Cependant, la fiscalité personnelle et la fiscalité des entreprises sont deux grosses branches du droit fiscal inclus dans ce master.

 

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Quels sont les débouchés professionnels après un Master Droit Fiscal ? 

Après un Master 1 Droit fiscal, le mieux est surement de suivre un Master 2 spécialisé dans le droit fiscal. Il est possible de passer les concours pour devenir avocat. Mais aussi être juriste en fiscalité, les Taxlaw, travailler en banque ou en entreprise. Les débouchés sont très diversifiés. 

C’est un milieu en pleine expansion qui embauche énormément. Faire de la gestion de patrimoine ou d’intégrer une étude notariale sont envisageable. 

Il est aussi possible de travailler dans la fonction publique. Contrôleurs des impôts ou inspecteur des impôts par exemple. 

 

Existe-t-il des passerelles pour poursuivre ses études ?

Des concours sont possibles comme le barreau, ou encore les concours de la fonction publique. Enfin, le concours de cadre A, B ou C. 

 

As-tu fait un ou des stages ? Si oui, quelles étaient tes missions ?

Durant ma troisième année de licence, j’ai effectué un stage en cabinet d’avocat, ce stage n’avait pas grand rapport avec la fiscalité. Cependant, il s’est avéré très enrichissant. Plusieurs tâches m’ont été confiées, du simple mail à rédiger pour diverses qualités de destinataires, à la rédaction de conclusions, en passant par la recherche d’éléments pour compléter un dossier. J’ai aussi eu l’occasion d’assister à des audiences. 

 

Peux-tu nous présenter ton projet ?

Actuellement, j’aimerai intégrer un Master 2 en fiscalité. Metz dispose d’un M2 intitulé Procédure et Fiscalité Appliquées. Un diplôme universitaire en fiscalité transfrontalière peut compléter cette formation. Jumeler les deux serait vraiment très avantageux. Le but étant d’intégrer par la suite une banque ou une entreprise au Luxembourg. La fiscalité personnelle attire fortement mon attention, ainsi que la gestion de patrimoine. Tout est encore en réflexion. 

 

Pourquoi recommandes-tu le Master Droit Fiscal ?

Le Master droit fiscal porte sur beaucoup de pans différents du droit. Il permet de se former aux matières du droit des affaires, et de sa fiscalité, ainsi qu’à la fiscalité personnelle, et aux matières « notariales » par exemple.  

 

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Peux-tu nous parler de la vie associative et festive ?

Je fais partie de l’association étudiante des étudiants en droit, économie et AES de la faculté de Metz, l’ASSED. Je suis actuellement chargée de la représentation, en lien avec les fédérations de filières et territoriales. 

C’est une bonne expérience, que ce soit sur le plan professionnel, ou sur le plan social. J’ai eu l’occasion de faire énormément de rencontres avec des étudiants d’autres associations. L’association permet de réaliser des projets pour les étudiants que ce soit les soirées ou des projets culturels comme le concours d’éloquence. 

La vie festive ? Il est possible d’avoir une vie sociale à coté de ses études, il est même important de pouvoir se vider la tête. Que ce soit en sortant, ou avec une activité sportive.

 

Un conseil pour celles et ceux intéressés ?

Si ce master droit fiscal vous intéresse, foncez ! L’assiduité et la rigueur vous seront essentielles. Mais surtout il faut être intéressé et aimé cette matière. Ce sera beaucoup plus simple pour vous de réviser, et se projeter dans l’avenir. 

 

Un dernier mot ?

N’ayez crainte, redoubler une année n’est pas un obstacle à la réussite de votre parcours. Il arrive à tout le monde de faire des erreurs, de s’égarer, ou d’avoir des lacunes, celles ci peuvent se rattraper, il suffit parfois de se tourner vers les bonnes personnes pour avoir du soutien que ce soit scolaire ou moral. 

 

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