Le Financial Times a dévoilé le 7 septembre 2026 la 22e édition de son classement mondial des Masters in Management. Au-delà du règne prolongé de l’université suisse de Saint-Gall, cette édition dessine une carte de l’enseignement du management en pleine recomposition : le Portugal et la Chine s’installent sur le podium, le Maroc fait son entrée dans le top 10, l’Inde renforce massivement sa présence, tandis que plusieurs places fortes européennes marquent le pas. Tour d’horizon des grandes dynamiques de cette édition 2026.
Par Valentine Dunyach
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Quels sont les meilleurs Masters in Management (MiM) à Paris et ses alentours ?
À Paris et ses alentours, plusieurs programmes classés figurent au tableau 2025 :
- HEC Paris (Jouy-en-Josas) – MiM : rang 2 ( = )
- INSEAD (Fontainebleau) – MiM : rang 3 ( = )
- ESCP Business School (Paris, multi-campus) – MiM : rang 7 ( ↓ 1 )
- ESSEC Business School (Cergy, multi-campus) – MiM : rang 10 ( = )
- SKEMA Business School (campus Paris, multi-campus) – MiM : rang 18 ( ↑ 12 )
- IÉSEG School of Management (campus Paris & Lille) – MiM : rang 26 ( ↓ 3 )
- NEOMA Business School (campus Paris, Reims, Rouen) – MiM : rang 30 ( ↑ 4 )
Les indications entre parenthèses signalent l’évolution 2024→2025 (↑ montée / ↓ baisse / = stable).
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Un podium, trois continents
L’université de Saint-Gall reste, cette année encore, au sommet du Classement Financial Times (FT) Masters in Management 2026. L’institution décroche en 2026 sa quinzième première place en seize éditions, une domination presque sans partage entamée en 2011. Sa recette est la suivante : un format ultra-sélectif, avec 58 étudiants seulement, et des performances hors norme sur les indicateurs les plus lourds. Ses diplômés affichent la rémunération pondérée la plus haute de tout le palmarès, à 150 490 dollars, tandis que son réseau d’anciens se classe au 2e rang mondial. Fait notable pour l’école, la satisfaction de ses diplômés s’améliore et elle gagne treize rangs sur la progression de carrière, passant de la 69e à la 56e position sur ce critère.
La deuxième marche revient pour la première fois à la Nova School of Business and Economics, qui n’avait jamais atteint un tel niveau. L’école de management portugaise grimpe ainsi de deux rangs. La troisième place est décernée à l’Antai College de la Shanghai Jiao Tong University, en hausse de trois positions, notamment grâce à un rapport qualité-prix classé 2e au niveau mondial.
Ce trio de tête illustre à lui seul l’élargissement géographique du palmarès : pour la première fois depuis la création du classement en 2005, aucune école française n’y figure. L’INSEAD (4e) et HEC Paris (5e) restent aux portes du podium, avec un contraste marqué sur le rapport qualité-prix, où HEC pointe au 44e rang quand l’INSEAD ferme la marche du top 10 avec une 81e place sur ce critère.
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À lire aussi, sur Thotis, en lien avec cet article : les atouts des Grandes Écoles de management : l’édito d’Alice Guilhon !
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Classement des 20 meilleurs Masters in Management selon le Financial Times (FT) 2026 – monde
| Rang 2026 | École | Pays | Rang 2025 | Évolution |
| 1 | University of St Gallen | Suisse | 1 | = |
| 2 | Nova School of Business and Economics | Portugal | 4 | ▲ +2 |
| 3 | Shanghai Jiao Tong University: Antai | Chine | 6 | ▲ +3 |
| 4 | INSEAD | France | 3 | ▼ -1 |
| 5 | HEC Paris | France | 2 | ▼ -3 |
| 6 ex aequo | ESCP Business School | France | 7 | ▲ +1 |
| 6 ex aequo | Vlerick Business School | Belgique | 14 | ▲ +8 |
| 8 | Iese Business School | Espagne | 16 | ▲ +8 |
| 9 | Stockholm School of Economics | Suède | 9 | = |
| 10 | Rabat Business School | Maroc | 20 | ▲ +10 |
| 11 | Prague University of Economics and Business | Rép. tchèque | 17 | ▲ +6 |
| 12 | emlyon business school | France | 12 | = |
| 13 ex aequo | Essec Business School | France | 10 | ▼ -3 |
| 13 ex aequo | Skema Business School | France | 18 | ▲ +5 |
| 13 ex aequo | Rotterdam School of Management | Pays-Bas | non classée | ▲ entre dans le classement |
| 16 | London Business School | Royaume-Uni | 10 | ▼ -6 |
| 17 ex aequo | Edhec Business School | France | 14 | ▼ -3 |
| 17 ex aequo | Paris School of Business | France | 43 | ▲ +26 |
| 19 | WHU – Otto Beisheim School of Management | Allemagne | 22 | ▲ +3 |
| 20 | SDA Bocconi | Italie | 13 | ▼ -7 |
Masters in Management (MiM) : une carte mondiale qui se redessine
Le grand enseignement de cette édition tient dans l’émergence de nouvelles géographies. Symbole le plus fort : Rabat Business School, rattachée à l’Université Internationale de Rabat, atteint la 10e place mondiale après avoir gagné dix rangs en un an. La trajectoire de la business schools marocaine de l’UIR impressionne : 54e en 2023, 32e en 2024, 20e en 2025, elle s’invite désormais dans le cercle très fermé des dix meilleurs programmes de la planète.
L’Asie confirme elle aussi sa dynamique. Outre le podium décroché par Shanghai Jiao Tong, l’Inde devient le deuxième pays le plus représenté du classement avec 14 programmes, soit trois de plus que l’an dernier. Sa figure de proue, l’Indian Institute of Management Bangalore, gagne sept places et se hisse au 21e rang mondial.
En Europe, les lignes bougent également. La Vlerick Business School belge réalise l’un des bonds les plus remarqués de l’édition : huit places gagnées, une 6e position mondiale partagée avec ESCP et, surtout, le premier rang mondial sur la qualité de son réseau alumni. L’espagnole Iese progresse elle aussi de huit rangs pour intégrer le top 10 (8e), tandis que la Prague University of Economics and Business gagne six places (11e) et que la Rotterdam School of Management signe un retour en force directement à la 13e position. À l’inverse, deux références historiques reculent nettement : la London Business School cède six rangs (16e) et la SDA Bocconi en abandonne sept (20e).
Le renouvellement touche enfin l’ensemble du palmarès : douze établissements en sortent cette année, sept y font leur retour après au moins une année d’absence et cinq nouveaux entrants y font leurs débuts. Parmi eux, l’ISM University of Management and Economics (Lituanie, 47e), l’Iseg Lisbon School of Economics and Management (Portugal, 59e), la McDonough School of Business de Georgetown (États-Unis, 92e), la King’s Business School du King’s College London (Royaume-Uni, 92e) et le TA Pai Management Institute (Inde, 98e). L’arrivée simultanée d’écoles lituanienne, américaine et indienne confirme l’internationalisation croissante d’un exercice longtemps dominé par l’Europe de l’Ouest.
La France, toujours leader en volume
Côté français, aucune école tricolore ne figure cette année sur le podium, une situation inédite en 21 éditions. La France conserve toutefois une profondeur de banc inégalée ; avec 23 programmes classés, elle reste de loin la nation la mieux représentée, devant l’Inde et le Royaume-Uni, qui comptent chacun neuf programmes. Elle place par ailleurs trois écoles dans le top 10 et huit dans le top 20.
Les performances des business schools françaises, entre fortes progressions et reculs marqués, font l’objet d’un article dédié, sur Thotis.
Salaires, avis des diplômés… Quels sont les critères de ce classement ?
Pour mémoire, 132 programmes ont participé à cette 22e édition, réservée aux cursus généralistes à temps plein d’écoles accréditées AACSB ou Equis. La note finale repose sur 19 critères alimentés par deux enquêtes : celle des diplômés 2023, qui pèse 56 % du total (9 489 répondants cette année), et celle des écoles, qui compte pour 44 %. Le salaire actuel des anciens élèves demeure le critère le plus déterminant du palmarès.
