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Maryam Zeinoun, ancienne étudiante dans la grande école d’ingénieurs CESI et aujourd’hui ingénieure pour la société OGIC, nous présente les engagements de CESI sur la RSE et le développement durable.

Par Thibaud Arnoult

 

Peux-tu te présenter : ton parcours, et ton poste actuel ?

Je m’appelle Maryam Zeinoun, je suis ingénieure pour la société OGIC, qui est promoteur immobilier créé depuis plus de 50 ans. 

J’ai fait un bac S, puis un BTS études et économie de la construction sur 2 ans, en formation initiale, avec un stage en fin de première année, également chez un promoteur immobilier, nommé Kaufman & Broad. J’ai ensuite intégré CESI, pour suivre la formation du CESFA BTP, qui se fait en alternance. J’ai fait mon apprentissage dans la société pour laquelle je travaille aujourd’hui. Je suis ravie d’être diplômée et d’avoir signé mon CDI au sein de la société dans laquelle je voulais rester !

 

Peux-tu nous parler de ton engagement pendant tes études ?

J’ai toujours été intéressée par les enjeux écologiques et environnementaux, et le monde du bâtiment est un secteur commun dans mon entourage. Pendant mes études, nous avons été sensibilisés aux moyens de pallier le manque de solutions durables dans l’un des domaines les plus polluants au monde : la construction. Aujourd’hui, j’applique les solutions apprises pendant mes études dans les différents projets sur lesquels je travaille. Ayant toujours été sensible aux enjeux RSE et au développement durable, il était indispensable pour moi d’avoir un métier qui y était étroitement lié.

En plus de cela, CESI regorge d’associations dédiées aux questions de RSE comme CESI’Aide, une association engagée dans l’humanitaire dont j’étais présidente. Nos missions étaient les suivantes : récoltes d’argent grâce à la vente de petits déjeuners ou ventes de denrées alimentaires, et maraudes alimentaires et vestimentaires pour les personnes les plus démunies. C’était une expérience très enrichissante que je recommande vivement.

 

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Quel est l’engagement de CESI sur les enjeux de RSE et de durabilité ? Comment les étudiants sont invités à y participer ?

CESI pousse ses étudiants à se sensibiliser aux enjeux RSE et de durabilité à travers les projets sur lesquels nous travaillons. Chaque projet contient une petite dimension RSE ou développement durable abordée, ou constituant une condition à remplir. Par exemple, nous devions étudier une éolienne en déterminant s’il s’agissait de l’énergie renouvelable la plus propice dans le contexte actuel et de sa localisation. Au cours d’un autre projet, nous avons travaillé sur la conception d’un éco quartier, et notamment sur les questions de la mobilité interne (marche à pied, vélos partagés, voitures électriques, etc.), de la récolte des eaux fluviales et des possibilités de produire de l’énergie renouvelable. Sur le côté RSE, je me souviens d’un projet de management international : nous devions rédiger une charte RSE en tant qu’entreprise française s’associant à une entreprise japonaise, en tenant compte des différences de culture et de management entre les deux pays.

Ces thématiques sont aussi abordées dans nos rendus (PFI*, ADS*, PFE*), qui sont des sortes de mémoires à travailler tout au long du parcours. Sur la grille d’évaluation de ces rendus, CESI a un critère RSE, en lien avec l’entreprise dans laquelle nous travaillons ou avec notre projet.

*PFI : Projet de Formation Individuel

*ADS : Application à la Démarche Scientifique

*PFE : Projet de Fin d’Etudes

 

Comment CESI intègre les questions de durabilité et RSE à sa vie sur le campus ?

Sur mon campus, l’aspect RSE était présent dans un bâtiment récent inauguré en 2019, car il offrait un environnement confortable et flexible, avec des grands espaces dédiés à la vie étudiante, que ce soit pour déjeuner, travailler ou se reposer. Les cours n’étaient jamais imprimés sur papier et il y avait des dispositifs d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap sur tout le campus (ascenseurs, luminosité, hauteur des tables…).

Ma promotion a reçu une formation d’une semaine sur le développement personnel, lors de laquelle nous avons abordé le sujet de la RSE. Récemment, CESI a mis en place des ateliers en partenariat avec l’association la Fresque du Climat dans le but de former et de sensibiliser ses enseignants et ses étudiants aux enjeux environnementaux et climatiques.

 

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Ton entreprise est-elle très sensible sur ces enjeux ? Est-ce que cela a été un critère dans ton choix à l’embauche ?

Je savais que l’engagement dans les domaines de la RSE et de la durabilité devait faire partie du métier que j’exercerai.

Durant mes entretiens pour trouver une alternance, je voulais systématiquement savoir si l’entreprise avait une équipe RSE. Ma question pouvait surprendre certains responsables RH, mais la société OGIC avait répondu qu’elle en avait une, et que cette équipe accompagnait les collaborateurs au quotidien et dans les projets de construction. Pendant mes 3 années d’apprentissage, j’ai pu remarquer de nombreux petits détails qui témoignent de leur attention, comme le fait de fournir des gourdes et des tasses pour nous éviter d’acheter des bouteilles en plastique, du café en grains au lieu de café en capsules, des voitures électriques partagées sur réservation pour tous les collaborateurs…Ce sont des détails qui peuvent vraiment faire la différence. 80 % des projets de l’entreprise disposent du label BiodiverCity, qui atteste de la prise en compte de la biodiversité dans l’engagement, les moyens mis en œuvre et les bénéfices pour l’environnement et les usagers. Je travaille actuellement sur un projet issu du réemploi : je m’intéresse aux matériaux issus d’autres chantiers ou de fins de stock pour pouvoir les mettre en œuvre sur ce nouveau chantier. C’est une récente innovation que la société OGIC a souhaité mettre en place sur les nouveaux projets immobiliers. Elle s’est également prêtée à l’exercice sur le déménagement de son nouveau siège à Issy-les-Moulineaux en récupérant le mobilier et l’aménagement intérieur. 

J’ai donc choisi de rester dans cette entreprise car elle correspond à mon éthique et à mes valeurs.

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Quels seront les enjeux futurs dans le domaine du BTP ?

Parmi les sujets innovants aujourd’hui, il y a par exemple, le réemploi : certains aménageurs imposent aux promoteurs immobiliers un certain pourcentage de matériaux issus du réemploi. Il y a également l’enjeu réglementaire RE2020 : cette règle environnementale modifie notre réflexion sur le mode constructif, et aujourd’hui, on s’aperçoit que le béton ne sera plus le matériau favorable à ces engagements environnementaux. On se tourne principalement vers le bois ou les « biobriques », des briques avec un poids carbone très faible. On s’intéresse aussi davantage à la consommation d’énergie : les chaudières à gaz classiques peuvent être remplacées par des pompes à chaleur ou des chaudières à bois. A Lyon par exemple, OGIC avait travaillé sur un projet en terre cuite : ce n’est peut-être pas idéal dans des grandes villes comme Paris, mais c’est une autre solution plus écoresponsable.

 

Un dernier mot ?

Je suis toujours contente de constater que des personnes externes s’intéressent au secteur du bâtiment, il y a beaucoup d’innovations et beaucoup d’enjeux aujourd’hui, car c’est un secteur qui a beaucoup de progrès à faire sur les questions écologiques et environnementales. 

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