Le nouveau directeur de l’École des Mines Saint-Étienne, Jacques Fayolle, a dévoilé en septembre son ambition de placer la transition écologique au cœur des formations d’ingénieur pour les années à venir. Quelles stratégies de développement pour Mines Saint-Étienne ?

Par Laura

 

L’industrie et la santé du futur au cœur des formations des Mines Saint-Étienne

Présente sur deux campus, à Saint-Étienne et à Gardanne, l’École des Mines Saint-Étienne, fondée en 1816, est l’une des plus anciennes écoles d’ingénieurs en France.

Historiquement, les domaines de l’industrie et de la santé constituent deux pôles majeurs de l’école : le CIS (Centre Ingénierie Santé), créé en 2004, s’intéresse aux grands enjeux de la santé en s’appuyant sur son expertise en technologies, avec des travaux sur la pollution et la purification de l’air, et plus récemment des travaux sur l’efficacité des masques Covid.

« Le développement durable et la responsabilité sociétale sont des leviers de croissance essentiels pour l’industrie du futur et pour la santé du futur, les 2 piliers scientifiques de notre école », affirme Jacques Fayolle, Directeur des Mines Saint-Étienne. Dans la continuité de cet effort pour mettre en avant le lien entre santé et ingénierie, l’école a renforcé ses formations de médecin-ingénieur et de pharmacien-ingénieur, deux doubles-cursus qui ouvrent le champ des études d’ingénieur aux étudiants en pharmacie ou en médecine.

De plus, l’École des Mines Saint-Étienne se place parmi les meilleurs établissements internationaux dans le classement du Times Higher Education : 1ère en France et dans le top 100 international dans la catégorie des « Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques », 97e mondiale dans la catégorie « Villes et communautés durables », et dans le top 200 de l’objectif « Énergie propre et d’un coût abordable ».

 

Pour en savoir plus : le site officiel

 

 

 

Un développement des effectifs et du rayonnement international

L’ École des Mines Saint-Étienne profitait déjà du rayonnement de l’IMT (Institut-Mines Télécom), premier groupe français des écoles d’ingénieurs et de management, et continue de développer son ouverture en se tournant vers des partenaires internationaux. Mines Saint-Étienne a intégré le réseau européen T.I.M.E (Top International Managers in Engineering), qui permet aux étudiants des écoles du réseau de participer à des programmes de mobilité internationale. L’école a également signé des accord avec des universités à l’étranger, à Riga (Lettonie) et à Padoue (Italie), et entend développer des programmes de « visiting professors » de longue durée. L’École des Mines Saint-Étienne continue de travailler avec des partenaires nationaux, à travers la création de doubles-cursus comme le diplôme FUSION, qui permet à un étudiant d’obtenir en même temps le diplôme de PGE (Programme Grande École) de l’emlyon et le titre d’ingénieur diplômé de l’École des Mines Saint-Étienne, ce qui correspond à la certification historique d’ICM (Ingénieur Civil des Mines).

Grâce à l’accroissement de son rayonnement, Mines Saint-Étienne voit également son effectif d’étudiants se développer : pour la rentrée universitaire 2022-2023, elle accueille un total de 2348 élèves, ce qui correspond à une augmentation des effectifs de 30 % ces cinq dernières années. Les étudiants internationaux représentent 22 % de l’effectif total.

 

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Les projets d’amélioration internes

L’école présente également des projets d’amélioration internes à l’école ou à sa région avec des résultats encourageants : pour la rentrée 2023, l’école compte un total de 21,5 % d’étudiantes, 29 % d’étudiants boursiers et un total de 25 formations (6 diplômes d’ingénieur et 19 Mastères spécialisés). L’objectif de Mines Saint-Étienne est de toujours élargir son offre de formations pour répondre au mieux aux enjeux du monde contemporain, dans le cadre de sa raison d’être

« Ensemble pour imaginer et construire un avenir durable et former ses acteurs », mais aussi de diversifier les profils de ses étudiants. En cela, Mines Saint-Étienne développe son ambition d’être une “Technological University” pionnière en France : c’est-à-dire, une école fondamentalement connectée au monde socio-économique pour répondre à deux besoins premiers qui sont la production de connaissances de haut niveau et la formation de cadres capables d’accompagner sur la durée la transformation du monde actuel.

De plus, l’école continue d’attacher de l’importance à l’application de ses principes sur les campus et dans sa région : l’efficacité énergétique sur les campus est prise en compte avec par exemple l’entretien d’un jardin de pluie, et l’impact régional est représenté par l’obtention du label de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) « Sciences avec et pour la société » et un appel à des projets de vulgarisation de travaux de recherche, afin de les rendre accessibles au grand public.

« Notre nouvelle stratégie visera aussi à consolider notre positionnement d’acteur incontournable de l’industrie et de la santé du futur, en participant au développement économique régional et en rayonnant à l’international », résume Jacques Fayolle. « Nous souhaitons notamment poursuivre notre trajectoire sur l’industrie du futur et être la Technological University de référence en ingénierie santé ».