En cette période de confinement tu as du mal à trouver la motivation pour apprendre ? Voici un article pour t’aider à retrouver le rythme. Le bac est passé en contrôle continu et les cours vont sans doute reprendre très tardivement (voire ne pas reprendre du tout) pour les lycéens et les étudiants. Résultat, malgré les efforts des enseignants pour assurer une certaine continuité pédagogique, c’est un peu les vacances avant l’heure. Mais nous ne sommes qu’en avril ! Cinq mois de vacances jusqu’en septembre ça fait quand même beaucoup… Comment faire en sorte de continuer à apprendre des choses et de stimuler ses neurones sans le cadre scolaire ? Question épineuse que se posent aussi les ex-étudiants entrés dans la vie active et qui craignent de ne plus rien apprendre.

 

Les réponses habituelles sont connues de tous : aller au musée, assister à des spectacles, faire du tourisme… Autant d’options que le confinement fait tomber à l’eau. C’est donc à une requête particulièrement complexe et nouvelle que nous allons tenter d’apporter une réponse dans cet article :

 

Comment se cultiver et stimuler ses méninges en autonomie et depuis chez soi ?

 

Confinement : comment retrouver la motivation

 

Comment trouver la motivation (et la garder) ?

Pourquoi sommes-nous si nombreux à ne pas être motivés pour aller en cours le matin ? Une réponse possible serait que nous ne serions pas captivés par l’idée d’apprendre de nouvelles choses. Nous préférerions rester à ne rien faire ou à nous distraire. Mais je ne crois pas que ce soit vrai.

Nous sommes tous et toutes curieux et avides de connaissances par nature ! Il n’y a qu’à observer les jeunes enfants qui ne cessent de poser des questions à leurs parents pour le constater. Si nous n’avons pas envie d’aller en cours, c’est pour tout un ensemble de raisons (que l’on tentera de contourner ci-dessous) mais sûrement pas parce que nous n’aimons pas apprendre.

 

  1. Ciblez des domaines qui vous intéressent

Le simple fait d’engager volontairement une démarche d’apprentissage permet de se libérer de la dimension contraignante de l’école et constitue une vraie source de motivation. L’initiative relève de l’action libre et autonome. Elle est en ce sens à la fois plus acceptable et plus gratifiante que la contrainte.

 

Pour aller plus loin et puisque le choix des contenus vous revient (pour une fois), autant vous intéresser à des domaines qui vous plaisent vraiment. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir choisir toutes ses matières (voire même les chapitres étudiés) dans une vaste liste, sans la moindre contrainte ? Ce rêve peut désormais devenir réalité.

 

Quel(s) que soi(en)t le(s) sujet(s) qui vous intéresse(nt), ne vous censurez pas ! Pour garder durablement l’envie d’apprendre, il faut se défaire du rapport « utilitaire » et « stratégiste » à la connaissance. Apprenez d’abord parce que vous en avez envie et pas seulement parce que cela vous permettra de vous « démarquer » dans votre scolarité ou votre carrière. Ce genre de motivations peut entrer en ligne de compte, bien entendu, mais il ne doit pas être le principal et encore moins l’unique. C’est en faisant des choses qui vous font plaisir que vous réussirez à rester motivés. Alors, que vous soyez intéressés pas une thématique vaste (ex : l’histoire) ou précise (ex : le rôle des chloroplastes dans les cellules végétales) dans un domaine très académique (ex : la physique) ou moins (ex : le cinéma), foncez ! Si vous avez vraiment besoin de sentir que vous ne travaillez pas « pour rien », dites-vous que tout ce que vous apprenez ne pourra vous être que bénéfique. Tout sert à tout et tout est intéressant, c’est là la beauté de la culture générale !

 

  1. Diversifiez les sujets (sans pour autant papillonner dans tous les sens)

Si le fait de ne pas pouvoir sélectionner ses matières à l’école peut nuire à votre motivation, la diversité des disciplines enseignées a quand même du bon. En effet, changer régulièrement d’activité permet de lutter contre l’ennui. Pour maintenir votre attention et votre envie d’apprendre, je vous conseille de choisir plusieurs domaines auxquels vous intéresser. Changer de domaine d’intérêt vous donnera une impression de renouveau et vous permettra de ne pas tomber dans une routine dont vous pourriez rapidement vous lasser.

Cependant, il vaut mieux ne choisir qu’un nombre limité de sujets (deux ou trois) auxquels vous intéresser simultanément (j’entends ici dans la même période). Préférez une étude approfondie de quelques thématiques à un survol rapide de multiples données si vous voulez mémoriser des informations sur le long terme. Ainsi, vous pouvez par exemple travailler sur la tectonique des plaques tout en vous intéressant à l’histoire des Beatles. Cela vous permettra de faire varier l’objet de votre attention sans pour autant vous perdre.

 

Pour rester motivé, découvre le parcours de Jonathan, sportif de haut-niveau ! 

Jonathan Laugel, entre l’Équipe de France de Rugby à 7 et Capgemini 

 

  1. Lancez-vous des défis adaptés et soyez réguliers

Le plus dur quand on décide de faire travailler sa mémoire et d’apprendre seul de nouvelles choses, c’est de lutter contre la flemme. Vous avez sans doute pris maintes fois toutes sortes de résolutions que vous n’avez jamais réussi à tenir. Mais alors comment faire pour passer ce cap et cesser d’abandonner tout ce que vous décidez d’entreprendre ?

Tout d’abord, je vous conseille de vous lancer des « défis » pour vous stimuler. Si vous voulez améliorer votre maîtrise d’une langue par exemple, vous pouvez décider d’enrichir votre vocabulaire en apprenant de nouveaux mots. Pour que cet objectif se concrétise, il faut ensuite l’ancrer dans le temps, c’est-à-dire définir des étapes de sa réalisation et vous fixer des échéances. Vous pouvez par exemple choisir une fréquence d’apprentissage (ex : un nouveau mot par jour) ou vous fixer une deadline (ex : d’ici un mois, vous devez maîtriser le vocabulaire de la maison en japonais). Enfin, vous devez absolument définir des objectifs atteignables sous peine de vous décourager. L’idée n’est pas ici de renoncer à certains de vos projets si vous n’êtes pas capables de les réaliser dans le trimestre. Il s’agit seulement d’adopter une démarche progressive et de commencer par vous fixer des objectifs intermédiaires modestes. Les atteindre facilement et rapidement vous rendra fiers de vous, regonflera votre confiance en vous et votre motivation et vous permettra d’envisager de nouveaux objectifs plus ambitieux.

 

« Croire en soi est la première étape pour atteindre un objectif. Si vous pensez que vous allez échouer, vous le ferez probablement », Will Smith

 

  1. Félicitez-vous et croyez en vos capacités

Plutôt que de rédiger une liste de choses à faire pour une période donnée (couramment appelée « to do list »), prenez une feuille vierge et notez-y au fur et à mesure que vous les réalisez toutes les actions qui vous rapprochent de votre objectif final (une sorte de « done list »). Ainsi, au lieu d’être découragé par les tâches que vous vous étiez fixées et que vous n’aurez pas menées, vous pourrez vous féliciter de tout ce que vous aurez réussi à faire. Vous mettrez ainsi en place une sorte de cercle vertueux fondé sur un sentiment de réussite mérité. Une fois inscrit dans cette dynamique, vous verrez que la connaissance agit un peu comme une drogue à laquelle vous deviendrez immanquablement addicte : plus on apprend plus on a envie d’apprendre !

 

L’auto-persuasion, la visualisation et la gratification sont des méthodes intéressantes et efficaces pour accroître votre motivation et vos performances. Répétez-vous que vous êtes capable d’atteindre vos objectifs jusqu’à vous en convaincre et vous les atteindrez beaucoup plus facilement. Un haut degré de croyance en vos capacités peut avoir un effet performatif sur vos capacités réelles (attention, l’inverse est vrai également !).

Enfin, je vous conseille d’être indulgent et bienveillant envers vous-même. Beaucoup reprochent à l’école d’être source de stress et d’une certaine pression à la performance. Ne vous infligez pas cela !

 

Découvre le profil inspirant d’Emmanuel !

 

Où, quand et comment aller chercher des informations ?

Sans les supports de cours auxquels vous êtes habitué, vous pouvez vous sentir un peu perdu. A l’école, les enseignants « prémâchent » le travail des élèves en synthétisant les informations nécessaires à la compréhension des notions et en sélectionnant les exercices pertinents permettant la mise en application et donc l’appropriation des connaissances. Comment faire sans eux ? Rassurez-vous, c’est possible et vous trouverez ci-dessous quelques conseils pour y parvenir.

 

  1. Trouvez le support qui vous correspond mais n’oubliez pas de croiser vos sources

Il existe aujourd’hui une pléthore de sources et de supports d’informations ! Chaînes YouTube (ex : Les dessous des cartes, Visites privées, Thotis), chaînes télé (ex : Arte), podcasts (ex : TED X), formations en ligne (ex : MOOC), blogs (ex : Café des sciences), sites internet (ex : CNRTL), livres (ex : romans, manuels, encyclopédies), émissions radio (ex : France culture)… On peut dire que vous avez le choix et plus encore en cette période de confinement (de nombreux musées et salles de spectacles par exemple mettent des contenus riches et divers à disposition en ligne) !

Cette diversité a de nombreux avantages. Tout d’abord, il vous est très facile d’accéder à l’information et de trouver un renseignement quand vous le cherchez. Ensuite, vous pouvez opter pour le support qui vous correspond le mieux selon vos goûtsmais aussi selon votre type de mémoire. Si vous détestez lire et avez une mémoire auditive, vous pouvez écouter des podcasts sur le sujet qui vous intéresse par exemple. Il est important de choisir un support plaisant ! Cela vous mettra dans de bonnes dispositions pour vous impliquer et rendra la mémorisation plus aisée. Enfin, vous avez la possibilité de varier les plaisirs !

 

« Une morale nue apporte de l’ennui :

Le conte fait passer le précepte avec lui.

En ces sortes de feinte il faut instruire et plaire,

Et conter pour conter me semble peu d’affaire. »

Le Lion et le Chasseur, Jean de La Fontaine

 

Rien ne vous oblige à vous cantonner à une seule source d’informations, bien au contraire ! Je vous conseille fortement de faire varier vos sources. D’une part, cela vous aidera à maintenir votre attention et à ne pas vous lasser (le cerveau aime la nouveauté). D’autre part, cela vous permettra de croiser et ainsi de vérifier les informations. En effet, si les sources sont de plus en plus diverses et nombreuses, elles ne sont pas toutes fiables et qualitatives, loin s’en faut.

 

  1. Utilisez les réseaux sociaux

On y pense rarement mais les réseaux sociaux peuvent constituer de vraies sources d’informations dans plein de domaines (actualité mais pas seulement). Sur Instagram et sur Facebook par exemple, des comptes et des groupes partagent des anecdotes et des informations sur de nombreux de sujets. Moins encore que les autres, ces sources ne peuvent se suffire en elles-mêmes. Cependant, elles sont susceptibles de constituer des points de départ pour des recherches complémentaires en attisant votre curiosité par exemple. Le principal atout des réseaux sociaux, c’est qu’ils peuvent vous exposer à la connaissance de manière plaisante et parfois sans même que vous ne vous en rendiez compte, sur votre temps de loisir ou de repos.

 

  1. Soyez curieux et posez-vous des questions au quotidien

Spoiler alerte ! Dans un prochain article, je vous conseillerai d’utiliser des moyens mnémotechniques pour optimiser votre mémorisation. En lisant ce spoiler, vous êtes-vous étonné devant l’orthographe de « mnémotechnique » ou, si vous la connaissiez déjà, vous êtes-vous demandé d’où était issu ce terme étrange ? Sans doute pas.

Beaucoup de choses qui nous entourent nous sont si habituelles qu’elles nous paraissent anodines ou évidentes. Le fameux « C’est comme ça » devient une justification absolue et nous cessons progressivement de nous questionner sur ce qui nous entoure.

Pourquoi est-ce une erreur ? Parce que connaître c’est être capable de répondre à des questions. Or, pour être en mesure de répondre à ces questions, encore faut-il se les poser ! Retrouvez donc votre innocence et votre curiosité d’enfant et changez de regard sur le monde qui vous entoure pour le questionner davantage. Et parce qu’une question ne doit jamais rester sans réponse, cherchez tout simplement les réponses aux questions que vous vous posez (ça ne prend souvent que quelques secondes !).

Si nous sommes nombreux à orthographier « mémotechnique » et non « mnémotechnique », c’est parce que nous pensons que le terme est issu de la fusion du préfixe « mémo » (renvoyant à la mémoire comme dans « mémorisation ») et du suffixe « technique » (renvoyant au savoir et à la méthode). Seulement, le préfixe grec associé à la mémoire s’orthographie « mnémo » en référence à Mnémosyne, la déesse de la mémoire.

En étant curieux, vous apprendrez progressivement plein de petites choses en continu sans même vous en rendre compte. Très peu d’efforts et beaucoup de résultats, comment ne pas vous laisser tenter ?

Parfois, vous ne pourrez pas répondre aux questions que vous vous poserez, soit parce que vous ne disposerez pas des sources et/ou des prérequis nécessaires pour accéder aux réponses et les comprendre, soit parce que vos questions n’auront tout simplement pas de réponse. Mais cela ne doit pas vous faire renoncer à la curiosité pour autant ! Le simple fait de vous questionner ne pourra vous être que bénéfique.

 

« La curiosité des enfants est un penchant de la nature qui va comme au-devant de l’instruction ; ne manquez pas d’en profiter », Fénelon

 

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