le CELSA, concours et les débouchés

Envie d’intégrer le CELSA ? Quels sont les parcours possibles au sein du CELSA ? Quelles matières étudie-t-on ? Quels sont les débouchés ? Solène Trinquet présente le CELSA et revient sur les différentes possibilités au sein de l’école. Rattachée à Sorbonne Université, elle offre différentes formations gratuites et accessibles à tous.

Par Thibaud Arnoult
Temps de lecture : 10 min

 

Le CELSA, c’est quoi ?

Le CELSA est l’École des Hautes Études en Sciences de l’Information et de la Communication. Deux filières distinctes existent au CELSA : la Communication et le Journalisme.

 

C’est est une école, mais elle appartient à la Sorbonne Université (c’est donc une école publique et gratuite – hormis les frais d’inscription inhérents à toute inscription à la faculté publique). Ainsi, le CELSA forme aux métiers de la communication, et offre également des voies pour se diriger vers la recherche.

 

Le CELSA est une école à la fois professionnalisante et de recherche, d’où le fait que l’on ait tous les ans des stages à effectuer en entreprise mais également un mémoire de recherche à rendre. Les débouchés sont nombreux au sein du CELSA.

 

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Comment se présente le concours pour intégrer le CELSA ?

En communication, on peut y rentrer en Licence 3 ou en Master 2. Les conditions nécessaires à l’entrée au CELSA en L3 sont d’avoir effectué deux années d’étude supérieures et d’avoir obtenu 120 crédits (deux années de classe préparatoire compte validées comptant comme 120 crédits).

 

Je dirais que l’élément essentiel pour intégrer le CELSA (via le concours d’entrée externe) c’est la curiosité intellectuelle. Puis, ce que j’ai aimé, c’est le nombre de débouchés.

 

Il n’est pas nécessaire d’avoir effectué deux années d’études supérieures en info-com pour se présenter au concours d’entrée du CELSA. La plupart des étudiants entrants n’ont d’ailleurs jamais touché à la communication dans leur parcours universitaire avant d’entrer au CELSA. Le concours est ouvert aux étudiants de tous les domaines et tous les parcours.

 

5 parcours sont proposés pour entrer au CELSA en L3 Communication :

1. Entreprises et institutions

2. Magistère

3. Marque

4. Médias

5. Ressources humaines et conseil

 

Intéressé(e) par le journalisme ? Découvrez notre dernier live pour tout comprendre !

 

Et concernant une intégration en L3 ?

Le concours d’entrée en L3 peut se faire via différentes voies d’admission :

– Le concours externe du CELSA : on passe les épreuves d’admission écrites puis orales du CELSA.

– Les voies passerelles IUT, protocole BEL et ENS :
 les candidats sont évalués sur dossier et recommandations pour les IUT, 
sur les notes obtenues au concours des ENS pour la BEL et la voie ENS. 
S’ils sont retenus, les candidats aux voies passerelles sont dispensés des épreuves écrites et passent uniquement les oraux d’admission.
 Pour les étudiants de classe préparatoire (khâgne) passant le concours des ENS et passant par le protocole BEL, le CELSA définit un total qu’il faut atteindre afin d’être admissible aux épreuves orales du concours d’entrée au CELSA. 
A noter que les élèves admissibles à l’ENS sont automatiquement retenus pour les épreuves orales l’année en question et l’année suivante via la voie spécifique ENS.

– La voie interne de la Sorbonne Université : les étudiants inscrits en L2 ou en L3 à la faculté des Lettres ou à celle des sciences de Sorbonne Université, peuvent être directement admissibles aux épreuves orales (sans passer les épreuves écrites) s’ils valident chacune leur L1 ET leur L2 avec une moyenne supérieure ou égale à 12/20.

 

Les connaissances à mobiliser lors du concours du CELSA ne nécessitent pas d’avoir fait des études d’info-com précédemment. Les étudiants sortant de deux années d’info-com ne sont pas forcément avantagés au concours d’entrée en termes de connaissances.

 

À regarder : Étudier à l’ENS ULM 

 

Ce qu’il faut savoir pour réussir le concours du CELSA

N.B. : on ne peut passer que par l’une des voies d’entrée quand on choisit les voies BEL et ENS, il faut donc réfléchir bien en amont à la stratégie que vous préférer adopter. Le concours de l’ENS étant assez élevé en terme de niveau, il est peut être plus stratégique de passer par le concours externe pour certains étudiants.

 

N.B. 2 : les connaissances à mobiliser lors du concours d’entrée ne nécessitent pas d’avoir fait des études d’info-com précédemment. Les étudiants sortant de deux années d’info-com ne sont pas forcément avantagés au concours d’entrée en termes de connaissances. Bien au contraire, essayez de mobiliser des connaissances qui puissent vous démarquer, notamment à l’épreuve de l’oral, spécifiques à votre domaine d’étude, à vos savoir-faire ou à vos passions.

 

Pour ma part, j’ai passé le concours une première fois via le concours de l’ENS, à l’issu de ma seconde année de classe préparatoire B/L. Je ne l’ai pas eu. J’ai ensuite intégré une licence 3 à Paris IV en Lettres Modernes et Audiovisuel. J’ai eu le concours en le passant une seconde fois cette année là par le concours externe du CELSA.

 

Les débouchés sont très vastes. On peut travailler en agence de publicité, dans le secteur de l’industrie culturelle, dans la communication politique ou institutionnelle, en relations humaines, en media… Ou se diriger vers de la recherche. En effet, la liste des débouchés est interminable, parce que la communication permet de toucher à un secteur très large.

 

L’admission en Master 2 au CELSA se fait via un concours d’entrée, spécifique en fonction de chaque filière demandée. Il existe également d’autres procédures d’admission très spécifiques, ouvertes grâce à certain partenariats avec des écoles comme Michel Serres, que je vous laisse découvrir ici.

 

À regarder aussi : La Prépa A/L :

 

Quelles sont les spécificités du CELSA ?

Le CELSA est une école à la fois professionnalisante et de recherche, d’où le fait que l’on ait tous les ans des stages à effectuer en entreprise mais également un mémoire de recherche à rendre. En L3 et en M1, on rend un mémoire de groupe. En M2, c’est un mémoire personnel. On a également beaucoup de cours dispensés par des enseignants-chercheurs du CELSA, ce qui est une réelle chance, ainsi que par des intervenants professionnels extérieurs.

 

Raconte nous ton intégration, après le concours du CELSA ?

En Licence 3, la vie associative est très importante, ce qui permet de créer des liens forts rapidement, et que les étudiants des différentes filières se rencontrent. Cela participe à décloisonner les groupes. Il y a des associations de cinéma, de musique, de vin, humanitaires, culturelles, de théâtre, de mode, de professionnalisation… La liste est vaste !

 

 

 

A vous de créer votre propre asso aussi si vous en avez envie et que vous trouvez des gens pour se lancer avec vous ! L’intégration se fait en fait via la découverte de la vie associative. Aussi, beaucoup d’évènements sont organisés : festivals, expos, soirées, projections, représentations… On passe presque autant de temps en amphi qu’en dehors du CELSA dans le cadre de cette année universitaire ! Au CELSA, le bâtiment est petit, à taille humaine, on y trouve vite ses points de repères. L’intégration s’est très bien passée !

 

En vidéo : De Villiers le Bel à la Silicon Valley

Qu’est-ce qui peut faire la différence pour être admis au CELSA ?

Je dirais que l’élément essentiel pour intégrer le CELSA (via le concours d’entrée externe) c’est la curiosité intellectuelle. La première année je n’ai pas eu mon coucours.  Avec du recul je pense que la première raison pour laquelle je ne l’ai pas eu cette année c’est parce que j’étais la tête dans les cours et dans les bouquins. Je ne regardais pas du tout ce qui se passait autour de nous (analyse de tendances, de faits sociaux, de mouvements culturels et médias émergents, de nouvelles manières d’informer). J’étais bloquée dans une restitution formelle de connaissances.

 

Ensuite, je l’ai passé une seconde fois, lorsque j’étais à la Sorbonne en licence 3. Cette année là j’ai eu beaucoup de temps libre, comparé à la classe préparatoire. Je n’avais cours que trois jours par semaine. J’en ai profité pour aller faire plein d’expositions culturelles, aller au théâtre et au cinéma.

 

J’ai diversifié mes supports d’information et d’apprentissage : les podcasts, les magasines, les revues universitaires, les BD, les documentaires… ce sont des supports formidables pour apprendre, s’informer et s’intéresser à des sujets diverses et variés ! J’ai appris à travailler différemment, à apprendre avec plaisir.

 

Je pense que ça s’est ressenti dans ma copie. J’ai fait très peu référence à des théories ou à des auteurs dans ma copie, contrairement à ce que j’avais l’habitude de faire en classe préparatoire. De fait, je me suis servie de toute cette matière riche que j’avais accumulé, pour les mettre au service d’une réflexion plus personnelle. Ca a fonctionné !

 

Où se trouvent les locaux du CELSA ?

Le CELSA se trouve à Neuilly, au métro Pont de levallois bécon (terminus de la ligne 3). Quelques cours en licence 3 sont délocalisés à l’université Malesherbes de la Sorbonne, à Villiers.

 

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Le CELSA a l’avantage d’être une petite école, sur 3 étages, avec une petite cours intérieure et quelques dizaines de salles. On n’est pas beaucoup, donc on se connaît plus ou moins toutes et tous. Et, cela crée une ambiance conviviale et plus interpersonnelle qu’une grande université dans laquelle on ne se croise pas.

Comment se passent les cours au CELSA ?

En licence 3, la plupart des cours sont des cours magistraux en amphithéâtres, où toutes les filières sont mélangées. On étudie notamment les grandes notions d’info-com, on découvre les grandes disciplines (sémiologie, analyse de discours, sociologie, anthropologie…) et beaucoup de cours sont dispensés par des enseignants chercheurs du CELSA. Le but de la L3 est de créer un socle commun de connaissances et de références à tous les étudiants.

 

A partir du Master 1, il n’y a presque plus de cours magistraux en amphi généraux. On rentre d’avantage dans la spécificité de notre filière (média, RH, marques, entreprises et institutions, magistère). Puis, on se spécialise. La plupart des cours sont avec les étudiants de votre filière. Les classes ne dépassent jamais les 30 élèves. Au fur et à mesure, on fait de plus en plus de travaux de groupes. On n’est d’avantage noté sur des travaux pratiques que sur des évaluations théoriques. Puis, on a des cours avec des intervenants professionnels extérieurs. Il y a un aspect beaucoup plus « concret ».

 

Dans le même registre : Comment intégrer HEC 

 

Quelles sont les matières principales au CELSA ?

Tout dépend de la filière que vous étudiez, mais disons qu’en licence 3 les matières principales et générales à toutes les filières sont : la sociologie, l’anthropologie, l’analyse de discours, la sémiologie, l’économie, la politique, le marketing, le management… C’est très large. On se spécialise ensuite en fonction des filières choisies.

 

Les débouchés après le CELSA ?

Les débouchés après le CELSA sont très vastes. On peut travailler en agence de publicité, dans le secteur de l’industrie culturelle, dans la communication politique ou institutionnelle, en relations humaines, en media… Ou se diriger vers de la recherche. En effet, la liste des débouchés est interminable, parce que la communication permet de toucher à un secteur très large.


Quelques exemples de débouchés après le CELSA : planneur stratégique, chargé communication, chargé de projet, community manager, responsable partenariat, chargé de relations publiques et relations presses, chargé de publicité digitale, coordonnateur de programmation de festival, chargé de communication éditoriale web, Chargé d’études qualitatives et de veille, Chargé de communication et événementiel, chargé de mécénats, webdocumentariste, Chargé de production, conseiller en programmes, chargé de produit…

 

Avez-vous des stages au CELSA ?

Au CELSA, nous avons des stages à effectuer tous les ans, entre 3 et 6 mois. Personnellement, j’ai effectué des stages de 6 mois à chaque fois, afin d’avoir une expérience professionnelle riche. C’est très valorisant et on apprend autant en stage qu’en cours.

 

Concernant les séjours à l’étranger ?

On peut partir en échange universitaire en M1 le second semestre. Concrètement, il y a des universités partenaires beaucoup de pays, le choix est vaste ! On peut également prendre une année de césure ou de D.U. (Diplôme Universitaire) entre son M1 et son M2 pour partir à l’étranger.

 

Un dernier mot concernant le CELSA ?

Avant même de rentrer au CELSA, sachez que vous faites de la communication tous les jours. Vous êtes déjà des communicants en herbe ! Sincèrement, je recommande le CELSA, car l’offre de formations et le nombre de débouchés vous permettront de trouver votre voie. 

 

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8 commentaires

  1. Bonjour,
    Actuellement en hypokhâgne, je souhaite passer l’an prochain le concours du Celsa via la BEL. Pensez-vous qu’il serais préférable de faire une khâgne ou plutôt une licence 2 pour me laisser le temps de m’ouvrir au milieu de la com.
    merci d’avance
    Enora

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