Diplôme Universitaire Transformation Digitale du Droit

Après son Master en Droit des Affaires à Panthéon-Assas, Sacha a fait le choix de suivre un Diplôme Universitaire en Transformation Digitale du Droit. Présentation.

 

Qu’est-ce que le DU Transformation Digitale du droit ?

Le DU Transformation Digitale du Droit est un diplôme qui permet de former les juristes de demain à l’anticipation des évolutions du marché du droit. Ce diplôme a été conçu pour permettre la compréhension des enjeux actuels qui se posent aux différentes professions du droit, notamment en raison de l’essor grandissant du numérique et de son écosystème. Il a pour particularité de mêler des juristes et des ingénieurs, permettant d’avoir l’apport de deux expertises complémentaires.

L’enjeu est de taille : comprendre, analyser et anticiper l’évolution des métiers du droit. Le droit de demain, ne ressemblera, sans doute plus au droit d’hier, ni à celui d’aujourd’hui.

Son originalité réside dans sa pluridisciplinarité d’apprentissage et de mise en application des connaissances. Sa spécificité est qu’il mêle des étudiants sortant tout juste de Master 2 avec des professionnels retrouvant les « bancs » de la fac pour cette expérience d’une année.

 

Comment s’organise-t-il ?

L’organisation du diplôme comprend 160 heures de cours sur l’année, ce qui laisse le temps de travailler son projet en équipe. Son organisation favorise la création d’un réseau au sein de l’écosystème notamment des legaltechs. Le premier semestre est composé de 108 heures et le second de 58 heures de cours.

 

Il ne s’agit pas de cours « classiques » ; ce sont davantage des séminaires de discussion avec des professionnels du droit ou issu du monde du numérique, permettant l’échange sur des problématiques actuelles.

 

Quel est l’objectif de ce diplôme ? A quels besoins doit-il répondre ?

Le but étant la réalisation d’un projet de transformation numérique réalisé en équipe sur l’année et présenté devant un jury (d’exception) en fin de cycle, avec à la clef la possibilité de rejoindre une pépinière permettant de tester la fiabilité du projet.

Ce Diplôme Universitaire permet de former à l’accompagnement des directions juridiques vers leur transformation digitale ; ou encore au métier de Chief Digital Officer (CDO).

Le DU étant partenaire avec de nombreux acteurs du droit, il y a là une volonté de permettre la création d’un réseau non négligeable, se développant plus particulièrement lors de différentes manifestations au cours desquelles le DU est largement associé.

 

Je pense notamment au salon des legaltechs à l’occasion duquel le DU aura un stand permettant de représenter sa formation et par la même de participer à des conférences autour des sujets du numérique et du droit. Étant partenaire de l’ordre des avocats du barreau de Bruxelles, le DU participera à un hackaton challengeant ainsi d’autres équipes autour de ces mêmes sujets.

 

Qu’est-ce qu’une LegalTech ? 

Une Legaltech est vulgairement désignée comme étant une startup du droit. Elle permet grâce à l’usage de la technologie et du numérique d’offrir des services juridiques divers et variés. Le nom « legaltech » est un terme assez généralisant, désignant toutes les technologies permettant la « dématérialisation » du droit.

 

En réalité, il existe différents « types » de legaltech. Celles allant de la simple production et reproduction de document, jusqu’à celle utilisant les nouvelles technologies pour créer un service nouveau (ex. blockchain), en passant par la facilitation du processus de création du droit (ex. justice prédictive).

 

Quoi qu’il en soit, les legaltechs peuvent et doivent être perçues comme des entreprises permettant de faciliter l’accès au droit pour le justiciable. Il y a là un enjeu d’accessibilité de la règle juridique. Le numérique a un enjeu majeur en matière d’accessibilité au droit pour les justiciables.

 

Certains avocats parlent d’angoisse vis-à-vis de ce phénomène, pourquoi selon vous ?

Je pense que l’évolution du marché du droit et l’impact du numérique sur les métiers du droit emportent une exigence d’adaptation de la part de toutes les professions juridiques. Nous sommes aujourd’hui à un tournant, qu’il ne faut pas rater : celui de comprendre les enjeux, pour les anticiper de la meilleure manière qui soit.


Je ne pense pas que ce soit les « Big Four », les grands cabinets internationaux, ou même encore, les petits cabinets très spécialisés dans un domaine en particulier qui seront impactés par l’essor des legaltechs. Ce sont davantage les cabinets intermédiaires qui se veulent généralistes, et qui de surcroit n’auront pas amorcés leur transformation digitale qui seront plsu fortement impactés.

Je trouve également que le DU favorise le travail en équipe. Le challenge fixé à la fin de l’année de pitcher devant un jury chez EY permet de se plonger dans le monde entrepreneurial.

En effet, les legaltechs proposent pour la plupart d’entre elles des services assez chronophages et répétitifs à un prix nettement inférieur à ce que pourrait facturer un cabinet d’avocats pour une même tâche. Par exemple, l’édition de statuts ou encore de pactes d’actionnaires, qui se trouvent aujourd’hui sur internet à des prix nettement plus bas que ce qui peut être proposé par des cabinets. C’est en cela que certains avocats peuvent légitimement être angoissés à l’idée du développement croissant de ces nouvelles technologies du droit.


Néanmoins, la profession d’avocat a l’air de prendre en compte, de plus en plus, des enjeux majeurs pouvant impacter la profession. C’est d’aileurs pourquoi certains avocats créent leur propre legaltech, ou bien tentent de détenir une certaine participation au sein de legaltech déjà existantes ; leur permettant ainsi de ne pas être extérieur au développement de ces nouveaux outils.

 

Quels sont les débouchés de ce DU ?

Ce Diplôme Universitaire permet de former à l’accompagnement des directions juridiques ou des cabinets d’avocats vers leur transformation digitale ; ou encore au métier de Chief Digital Officer (CDO) en cabinet d’avocats ou en direction juridique qui opère sa transformation numérique.

 

Pour les juristes il s’agit d’obtenir avec cette formation une certaine expertise supplémentaire dans le domaine du numérique. Sans aucun doute, ce DU permet de compléter idéalement un Master 2 notamment en Droit des affaires.

 

Cette formation permet aussi d’avoir, à son issu, un certain profil « entrepreneur » car il favorise assez largement le travail en équipe et le montage de projet. Il y a là l’aspect d’un juriste entrepreneur et prêt face aux défis de demain.

 

Pourquoi recommandes-tu cette filière ?

L’enjeu est de taille : comprendre, analyser et anticiper l’évolution des métiers du droit. Le droit de demain, ne ressemblera, sans doute plus au droit d’hier, ni à celui d’aujourd’hui. Comprendre l’écosystème des nouvelles technologies et se former un réseau au sein de celui-ci n’est pas sans intérêt pour les cinq à dix années à venir.

 

Je recommande donc cette filière car elle permet de compléter au mieux une formation initiale post Master 2 mais aussi parce qu’il est important de comprendre le nouveau monde dans lequel nous vivons.

 

Je trouve également que le DU favorise le travail en équipe. Le challenge fixé à la fin de l’année de pitcher devant un jury chez EY permet de se plonger dans le monde entrepreneurial.

 

Quel conseil donnerais-tu à celles et ceux qui souhaiteraient faire ce cursus ?

De la curiosité, de l’ouverture d’esprit, de la motivation. Voilà les trois mots clefs permettant de faire de cette année une réussite. Cette année de DU n’est pas une année classique que les étudiants ont pu connaître jusque-là, mais une année d’interaction nécessitant une certaine curiosité.

 

Il ne s’agit pas d’une année pendant laquelle il faut être passif mais bien avoir la volonté d’être proactif et force de proposition au sein du DU.

 

Et toi, ton projet pour la suite ?


Si j’ai fait ce DU c’est justement pour avoir une certaine expertise dans le domaine du numérique ; essayer d’anticiper et de comprendre du mieux possible ces avancées. Mon domaine de compétence principal reste le droit des affaires en général avec une tendance plus développée dans l’accompagnement juridique des startups et des jeunes entreprises innovantes.

 

N’hésitez pas à me contacter sur mon LinkedIn ici.

 

Intégrer un cabinet d’avocats ou une direction juridique l’accompagner vers sa transformation numérique, tout en continuant de traiter des problématiques de droit des affaires en général, voilà l’objectif.

 

D’un point de vu, plus personnel je souhaite continuer ma carrière en politique, continuer d’être au service de ma ville et de ses habitants en poursuivant, pour le moment, mon mandat d’élu local.

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